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Le procureur de la république requiert l’emprisonnement de Meziane
Le procureur de la république requiert l’emprisonnement de Meziane
La chambre d’accusation, près la cour d’Alger, a rejeté, avant-hier, le pourvoi de la défense des six cadres de Sonatrach, afin de les soumettre, avant leur procès, au contrôle judiciaire, au lieu du mandat de dépôt. Selon des sources proches du dossier, la raison de l’absence du PDG de Sonatrach, Mohamed Meziane, n’est pas concerné par cette procédure judiciaire, car il est impliqué dans un autre chapitre de cette affaire et que la Chambre d’accusation n’a pas encore examiné, en raison de l’existence de deux demandes contradictoires entre la défense de Meziane et le procureur de la république.
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Quelle signification de l’état d’urgence après 18 ans ?
Par M. Iouanoughène
Après 18 ans de l’instauration de l’état d’urgence, aucun membre au sein du gouvernement ne considère utile de présenter le bilan de son application et si les raisons obligeant la prise de cette décision existent toujours ou bien elles sont complètement disparues. Si les conditions qui ont obligé les autorités publiques à décréter l’état d’urgence sont disparues, le gouvernement ne doit pas attendre la revendication de sa levée par l’opposition. Et si lesdites conditions existent toujours, après 18 longues années, cela signifie que l’état d’urgence n’était pas la meilleure solution pour en mettre fin à ces raisons, ou bien elle est du moins inutile actuellement. Dans l’absence d’un bilan détaillé des 18 ans d’état d’urgence, la polémique relative au degré de l’amélioration et/ou la détérioration de la situation sécuritaire reste ouverte. Tout algérien peut considérer les attaques terroristes enregistrées dans les quelques derniers jours comme une détérioration et un échec de la politique adoptée par le gouvernement en matière de règlement de la crise. Aussi, tout algérien peut qualifier la situation sécuritaire du pays, lors de la décennie noire, de guerre, et qu’actuellement nous vivons en paix, vu que les actes terroristes ne font plus l’actualité dans le pays. Mais la réalité que le gouvernement ne peut pas ignorer c’est la criminalité qui s’est enracinée dans la société pendant la décennie noire. Ce phénomène a atteint des proportions alarmantes dans un pays où les traditions et la culture sont basées sur les préceptes de l’Islam, de plus, il est toujours soumis à l’état d’urgence.
Il est vrai que les technologies ont connu un essor et que les criminels utilisent des techniques dont, souvent, les institutions de l’Etat ne disposent pas. Cependant, le maintien du gouvernement sous l’état d’urgence ne justifie pas la facilité avec laquelle il traite les affaires de transfert illégal des milliards de dollars à l’étranger, avec le concours de hauts responsables. Est-il raisonnable que les fœtus soient vendus avant qu’ils naissent dans un pays soumis à l’état d’urgence depuis 18 ans ? Est-il raisonnable que les spéculateurs envahissent les marchés et fixent les prix selon leur propre gré et sans que les forces combinées de sécurité ne puissent découvrir leurs délits, sachant qu’elles sont habilitées par la loi de l’état d’urgence d’intervenir à n’importe quel moment et n’importe où pour arrêter, fouiller et confirmer l’identité et l’activité de qui que ce soit …
Il n’est pas raisonnable que sous l’état d’urgence des cadavres soient découverts chez eux sans qu’on puisse les identifier, puisque ils ont loué ou bien acheté des maisons sans autorisation. Il n’est pas raisonnable que les activités parallèles puisse dominer l’économie nationale et que les monnaies étrangères soient changées en plein places publiques…Apparemment, l’état d’urgence ne signifie que d’interdire les citoyens dont l’identité, l’activité, l’appartenance syndicale et politique est connue…de sortir dans la rue pour revendiquer leurs droits. Ou encore, l’état d’urgence signifie la protection des hors la loi des citoyens disciplinés, respectueux et dignes de respect, et leur garantir l’impunité et l’amnistie, dans le cas où ils sont condamnés par la justice.
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