
L'une des principales décisions et recommandations issues de la réunion entre la Fédération algérienne de football (FAF), la Ligue de football professionnel (LFP), et les présidents des clubs de la première division, qui s'est tenue hier lundi, est l'introduction d'un contrat-type pour les joueurs professionnels, qui sera appliqué dès la saison 2025-2026.
Ce nouveau contrat prévoira un plafonnement des salaires des joueurs des clubs de la première division à 30 millions de centimes par mois (soit 15 fois le salaire national minimum garanti). Ainsi, le salaire sera soumis à l'impôt et, en particulier, aux cotisations de sécurité sociale.
En revanche, le nouveau contrat prévoit des primes financières (imposables, mais exemptes des cotisations de sécurité sociale) versées par les clubs aux joueurs en deux tranches : la première avant le mois de décembre, et la seconde à la fin de la saison sportive.
La valeur de ces primes sera liée à la situation du joueur au sein du club (libre ou sous contrat), en particulier à ses performances individuelles tout au long de la saison (nombre de matchs, contributions, buts), ainsi qu'à la performance collective du club (remporter des titres ou se qualifier pour des compétitions continentales, etc.).
Dans ce contexte, une source officielle a précisé à El Khabar que la FAF et la Ligue n'ont pas fixé de plafond pour ces primes financières, mais ont exigé des garanties des clubs avant le début de la saison, attestant de leur capacité à payer ces primes.
Il a également été précisé que la durée du nouveau contrat-type, qui sera appliqué dès la saison prochaine, pourra varier d’une saison à l'autre. Les contrats actuels des joueurs resteront valides jusqu'à leur terme.
De plus, lors de la dernière réunion avec les présidents des clubs de la première division, la FAF et la Ligue ont réaffirmé la nécessité de diversifier les sources de revenus des clubs professionnels. Ils ont également insisté sur la question des dettes des clubs. Le secrétaire général de la FAF, Nadir Bouzid, et le président du comité intérimaire de gestion de la Ligue, Amine Masloug, ont souligné que la FAF et la Ligue, soutenues par la Direction nationale de surveillance et de gestion des clubs professionnels, récemment réactivée, suivront ce dossier de près afin d'éviter de repartir de zéro, après les efforts financiers consentis par l'État algérien pour régler les dettes antérieures (l'État a payé plus de 400 milliards de centimes). En conséquence, il a été annoncé que tout club ayant des dettes, même minimes, sera sanctionné par une interdiction d'enregistrer de nouveaux joueurs.