Gaza: l'occupation cherche une excuse pour reprendre le génocide

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Il semble que les échanges de prisonniers entre la résistance palestinienne et les forces d'occupation sioniste, dans le cadre de l'"accord de Gaza" concernant le cessez-le-feu, aient révélé la véritable nature de la défaite du gouvernement d'occupation, balayant tous les efforts visant à le présenter au public local et à la communauté internationale comme une force dominante maîtrisant les règles de la guerre et de la paix.

Alors que les agresseurs se vantaient d'avoir éliminé toutes les formes de résistance sur les territoires palestiniens occupés, notamment dans la bande de Gaza assiégée, ce sont les véritables images de la victoire qui émergent avec la libération de chaque prisonnier israélien. Que ce soit sous les décombres, dans la foule, ou lors d'interventions militaires impressionnantes et surprises de la part des élites de la résistance palestinienne, les bases de l'ennemi ont tremblé et se sont inclinées.

Face à la déception de l'armée d'occupation, qui a quitté une guerre de 15 mois durant laquelle elle a utilisé toutes sortes d'armes lourdes, meurtrières et interdites contre des civils innocents (hommes, femmes, enfants), sans parvenir à effacer la bande de Gaza de la carte géographique et politique de la Palestine ni détruire le mouvement de résistance islamique "Hamas", l’entité sioniste tente maintenant de rattraper son échec en menaçant de reprendre les combats et les massacres systématiques.

Les médias sionistes ont rapporté ce vendredi que le Premier ministre sioniste, Benjamin Netanyahu, tiendra aujourd'hui des consultations de sécurité pour discuter de la possibilité de violer l'accord de Gaza, de suspendre le cessez-le-feu et de reprendre les hostilités dans la bande de Gaza.

La chaîne sioniste 12 a précisé que Netanyahu tiendrait ses consultations en même temps que la visite de l'émissaire américain, Steve Witkoff, en Palestine occupée, et juste avant sa rencontre prévue avec le président américain Donald Trump, dans un contexte où des menaces d'éviction de son gouvernement se multiplient face à l'humiliation subie dans cette guerre.

Netanyahu a utilisé comme prétexte les "images choquantes" lors de l'échange des sept prisonniers détenus par les mouvements Hamas et Jihad islamique, des images qu'il n'a pas acceptées, en raison de l'organisation impressionnante des résistants et du soutien populaire qui leur est accordé. Le régime israélien avait investi toutes ses ressources pour éviter de telles scènes, qui soulignent son échec monumental dans une guerre injuste.

De son côté, le ministre sioniste des Finances, Bezalel Smotrich, a confirmé que si la deuxième phase de l'accord implique la fin de la guerre sans atteindre ses objectifs, cela pourrait faire tomber le gouvernement. Smotrich a réitéré que "l'accord est catastrophique et dangereux pour la sécurité d'Israël", ajoutant qu'il était convaincu que le pays retournerait au combat après la première phase, au début du mois de mars.

Quant à la "peur de Hamas", le ministre sioniste a affirmé que les discussions internes appelaient à "détruire complètement le Hamas", précisant qu'il avait décidé de rester au sein du gouvernement après avoir été convaincu que Netanyahu et Trump étaient déterminés à éliminer Hamas en tant que force dirigeante à Gaza. Il a également menacé que les palestiniens "n'auront pas d'État", prétendant qu'ils seraient responsables de l'entrave au développement et à la prospérité de la région, et qu'en cas de création d'un État palestinien, Hamas prendrait immédiatement le pouvoir.

Cependant, en dépit des fanfaronnades des ministres du gouvernement d'occupation et de leur soif de sang, des centaines de sionistes ont manifesté ce vendredi devant l'ambassade américaine à Yafa occupée, actuellement appelée "Tel Aviv" par l'occupation, pour réclamer la mise en œuvre de toutes les étapes de l'accord et son respect, alors qu'une large majorité de sionistes s'accorde sur la nécessité de stopper la guerre et de libérer les prisonniers israéliens et les détenus palestiniens.