Economie

Arkab met en garde contre les conséquences du recul des investissements dans l’énergie

Lors de sa participation à une réunion internationale de haut niveau

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Le ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, a déclaré aujourd’hui que la demande mondiale de pétrole et de gaz continuerait de croître au cours des prochaines décennies, sous l’effet de la croissance démographique, du développement économique, de l’urbanisation et de l’industrialisation, notamment dans les économies émergentes. Il a souligné que l’Asie, l’Afrique et le Moyen-Orient constitueraient les principaux pôles de croissance future de la demande énergétique.

Intervenant lors de la séance inaugurale du dialogue ministériel de haut niveau, intitulée « Perspectives des marchés mondiaux du pétrole et du gaz », en marge de la 25e édition de la Conférence internationale du pétrole et de l’énergie, organisée dans la capitale saoudienne, Riyad, le ministre a expliqué que les transformations que connaît le système énergétique mondial ne signifiaient pas nécessairement une baisse uniforme de la consommation de pétrole. Elles traduiraient plutôt une évolution de la nature de la demande, de sa répartition géographique et de ses usages, avec la poursuite de la croissance des besoins liés à l’aviation, au transport lourd et aux industries pétrochimiques, ainsi qu’à ceux des économies émergentes.

Le ministre d’État a indiqué, selon les informations publiées par le ministère sur sa page Facebook, que les prévisions tablaient sur une hausse de la demande mondiale d’énergie à l’horizon 2050 et de la demande mondiale de gaz naturel à l’horizon 2055. Il a toutefois souligné que le principal défi auquel sont confrontés les marchés énergétiques résidait dans la mobilisation des investissements nécessaires pour transformer les ressources en capacités réelles de production, de transport, de transformation et d’exportation.

Il a rappelé que l’insuffisance des investissements risquait d’accentuer les tensions et les déséquilibres entre l’offre et la demande, ainsi que de provoquer de fortes fluctuations sur les marchés. Il a insisté sur la nécessité d’étendre ces investissements à l’ensemble des infrastructures, notamment les gazoducs, les installations de liquéfaction, les ports, les capacités de stockage et de raffinage, ainsi que les réseaux énergétiques. Cela nécessite une vision claire et stable afin de garantir les approvisionnements futurs et de lancer les investissements au moment opportun.

Mohamed Arkab a affirmé que l’Algérie poursuivait ses efforts pour développer ses ressources en hydrocarbures, renforcer ses infrastructures et attirer les investissements internationaux dans l’exploration et la production. Dans cette optique, le cycle d’appels d’offres « Algeria Bid Round 2026 » constitue un instrument central, à travers la mise en concurrence de sept périmètres d’investissement et la mise à disposition transparente des données techniques par l’intermédiaire de salles de données virtuelles, en vue de l’évaluation des offres et de la signature des contrats avant mars 2027.

Il a précisé que la stratégie de l’Algérie ne se limitait pas à attirer des capitaux, mais visait également le transfert de technologies et la mise en place de partenariats stratégiques à long terme, soutenus par un cadre juridique, réglementaire et fiscal stable et attractif pour les investissements, consacré par la loi sur les hydrocarbures de 2019.