Economie

Lancement des travaux du tronçon algérien du gazoduc transsaharien

Le projet stratégique destiné à acheminer jusqu’à 30 milliards de m³ de gaz naturel par an vers les marchés internationaux

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Le ministre d’État, ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables, Mohamed Arkab, le ministre d’État chargé des Ressources pétrolières et du Gaz de la République fédérale du Nigeria, Ekperikpe Ekpo, ainsi que le ministre du Pétrole de la République du Niger, Hamadou Tini, ont présidé aujourd’hui la cérémonie de lancement officiel des travaux du tronçon algérien du gazoduc transsaharien (TSGP), dans la région d’Aoulef, dans la wilaya d’Adrar.

Selon un communiqué du ministère, la cérémonie s’est déroulée en présence du wali d’Adrar, du président-directeur général de la Sonatrach, ainsi que de responsables de la compagnie pétrolière nationale nigériane (NNPC) et de la société nigérienne des produits pétroliers (SONIDEP), aux côtés des autorités locales et d’experts des trois pays.

Cet événement intervient à la suite de la cinquième réunion ministérielle du comité de pilotage du projet, tenue à Alger, qui a abouti à l’approbation du rapport final de l’étude de faisabilité réalisée par le cabinet PENSPEN et à l’adoption de ses recommandations, ouvrant ainsi la voie à la phase de mise en œuvre.

Le lancement des travaux du tronçon algérien constitue une étape décisive dans la concrétisation de ce projet énergétique continental stratégique. Celui-ci prévoit le transport de 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an depuis le Nigeria, à travers le Niger, jusqu’à l’Algérie, avant leur acheminement vers les marchés régionaux et internationaux grâce aux infrastructures gazières développées dont dispose l’Algérie.

Ce tronçon permettra également d’acheminer les futures quantités de gaz en provenance du Nigeria via le Niger, mais aussi des volumes supplémentaires issus de plusieurs bassins gaziers algériens actuels et futurs, notamment celui d’Ahnet, renforçant ainsi les capacités de transport, de collecte et d’exportation du gaz des trois pays.

À cette occasion, les trois ministres ont souligné que ce projet traduit la volonté politique commune des dirigeants de l’Algérie, du Niger et du Nigeria de bâtir un partenariat énergétique africain fondé sur l’intégration, la solidarité et les intérêts mutuels. Ils ont estimé que le passage à la phase de réalisation représente une étape majeure pour l’un des plus importants projets structurants du continent africain.

Ils ont également affirmé que l’adoption des résultats de l’étude de faisabilité et le lancement de la phase d’exécution témoignent du niveau élevé de confiance et de coordination entre les trois États, ainsi que de leur détermination à mener le projet à son terme selon les normes techniques et économiques les plus élevées.

Le ministre nigérian chargé du gaz, Ekperikpe Ekpo, a réaffirmé l’engagement total de son pays à faire aboutir le projet, soulignant son importance stratégique pour les trois États et pour l’Afrique dans son ensemble.

De son côté, le ministre nigérien du Pétrole, Hamadou Tini, a indiqué que le gazoduc transsaharien constitue un projet central de coopération entre l’Algérie, le Niger et le Nigeria. Selon lui, ses retombées positives dépasseront largement le cadre des trois pays et contribueront au développement économique, à l’intégration régionale et à une meilleure valorisation des ressources énergétiques africaines.

Les ministres ont enfin salué le soutien du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, aux projets de coopération africaine et aux partenariats Sud-Sud, soulignant que cette initiative s’inscrit dans une vision commune visant à renforcer l’intégration continentale et à développer des infrastructures stratégiques au service du développement durable en Afrique.

Le gazoduc transsaharien est considéré comme l’un des plus grands projets énergétiques structurants du continent africain. Inscrit dans les objectifs du Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), il devrait constituer un levier majeur pour l’investissement, la création d’emplois, le renforcement de la sécurité énergétique et l’intégration économique entre les pays africains.