Monde

Le drapeau sahraoui hissé au cœur de Rabat (vidéo)

Les forces d’occupation marocaines répriment un rassemblement de solidarité avec les prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim.

  • 11
  • 1:51 Min

Les forces d’occupation marocaines ont réprimé, lundi, un rassemblement de solidarité avec les prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim, organisé par les familles des détenus devant le siège de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion, dans la capitale marocaine, Rabat. Elles ont également arrêté plusieurs participants et militants des droits humains, selon des organisations sahraouies de défense des droits humains.

Selon l’Agence de presse sahraouie, l’intervention répressive marocaine a fait plusieurs blessés parmi les participants et conduit à l’arrestation d’au moins six militants sahraouis des droits humains, dont Hassana Douihy, Ibrahim Babit, Salah Eddine Sabbar, El-Hussein Chihab, Khaled Boufrioua et Mohamed Lemrabt. Le sort de plusieurs autres manifestants, parmi lesquels des étudiants sahraouis et des membres des familles des prisonniers politiques, demeure inconnu.

D’après une vidéo publiée par des militants sahraouis sur les réseaux sociaux, les manifestants ont défié les forces d’occupation marocaines en brandissant les drapeaux de la République arabe sahraouie démocratique. Ils ont scandé des slogans réclamant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, à la liberté et à l’indépendance, tout en affirmant que le Front Polisario est le représentant légitime et unique du peuple sahraoui.

Les manifestants ont également appelé à la fin de l’isolement et des mesures punitives imposées aux détenus, à l’autorisation des visites familiales et à la satisfaction de leurs revendications.

La levée du drapeau sahraoui a provoqué la colère des forces d’occupation marocaines, qui ont alors lancé une opération de répression contre les manifestants pacifiques.

Ce rassemblement faisait suite à un appel lancé par les familles des prisonniers politiques sahraouis, qui réclament la satisfaction des revendications de leurs proches, notamment celles des détenus du groupe de Gdeim Izik. Ces derniers observent une grève de la faim depuis le 23 septembre dernier et en étaient à leur vingtième jour, pour protester contre leurs conditions de détention, leur maintien à l’isolement ainsi que la privation de visites familiales et de communications téléphoniques, selon la même source.

Les inquiétudes grandissent quant aux conséquences de la poursuite de la grève de la faim sur la santé des détenus, dont la vie est exposée à des risques, alors que leurs revendications restent sans réponse, selon des informations relayées par les médias sahraouis.