Les jeunes de la tribu des Qadhadhfa ont publié un communiqué virulent à l’occasion du 100e jour après l’assassinat de Saïf al-Islam Kadhafi, dénonçant l’absence d’identification et de poursuites contre les responsables du crime, tout en mettant en garde contre une possible « escalade » dans les prochaines semaines.
Dans ce communiqué publié vendredi, ils affirment que les « véritables criminels » ayant planifié, incité, financé et facilité l’assassinat sont toujours en liberté, rappelant que les scènes de deuil observées à Bani Walid lors des funérailles demeurent gravées dans la mémoire des Libyens.
Les signataires soulignent que leur patience durant cette période ne résultait ni de la peur ni de l’impuissance, mais de leur confiance dans la capacité des institutions de l’État à faire avancer la justice et à poursuivre les responsables. Ils estiment toutefois que les espoirs de voir des progrès concrets s’amenuisent.
Le communiqué accuse également les tribus de Zenten de « silence et de dissimulation des auteurs », considérant que cette attitude traduit une forme de passivité ou de complicité ayant contribué à accentuer les tensions.
Les jeunes de la tribu affirment enfin que la phase de « tolérance et de patience » est désormais terminée, estimant que leur silence a été interprété comme un signe de faiblesse alors qu’il relevait, selon eux, d’une « patience exemplaire ». Ils ont également évoqué d’éventuelles actions futures pour obtenir ce qu’ils qualifient de « droit légitime », tout en tenant les parties concernées pour responsables de toute évolution à venir.
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