Un journaliste américain a révélé des détails embarrassants concernant la cérémonie de signature de la charte fondatrice du Conseil de la paix, qui s’est tenue jeudi dernier. Cet événement international de haut niveau était présidé par le président américain Donald Trump.
Selon son récit, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a quitté la salle visiblement très contrarié, le visage pâle et manifestement tendu, après l’humiliation qu’il aurait ressentie.
Il explique que la cérémonie a souffert d’une absence flagrante de protocole officiel clair, notamment en ce qui concerne la hiérarchie des délégations et l’identification des personnes habilitées à s’adresser au président américain. Ce manque d’organisation a conduit à une situation particulièrement embarrassante lorsque Trump s’est adressé directement, sans intermédiaire, aux ministres présents — dont Bourita et des représentants de quatre autres pays — alors qu’ils étaient assis autour de la table de signature, leur demandant de se présenter.
Le journaliste précise que Trump a utilisé un ton sec et désinvolte en disant à Bourita « Je n’ai pas le temps, présentez-vous… je ne vous connais pas. »
Face à cette situation, Bourita aurait été contraint de se pencher légèrement et d’afficher un sourire forcé afin de dissimuler son malaise devant les caméras, avant de se présenter officiellement en tant que ministre des Affaires étrangères du Maroc.
Par ailleurs, plusieurs rapports ont mis en lumière un autre aspect révélateur : le Maroc n’aurait reçu aucune invitation à des réunions bilatérales restreintes avec les autres pays participants, contrairement à de nombreuses délégations qui ont mené un agenda diplomatique parallèle particulièrement dense.
À titre d’exemple, le Bahreïn a reçu des demandes de réunions de la part du Kazakhstan, de la Turquie et de l’Arménie. L’Arabie saoudite a tenu des rencontres bilatérales avec la Turquie, le Pakistan, l’Indonésie, l’Égypte, le Vietnam et le Kosovo. De son côté, l’Égypte a organisé des réunions avec le Qatar, la Jordanie, l’Argentine et l’Azerbaïdjan.
La participation de la délégation marocaine s’est, en revanche, limitée à la seule cérémonie de signature, sans réunions supplémentaires ni initiatives officielles notables en marge de l’événement.
Cette situation a été interprétée comme le reflet d’une influence diplomatique limitée du Maroc, en particulier dans le cadre de cet événement, ainsi que de l’absence d’une stratégie efficace visant à renforcer sa présence et son poids politique lors de ce type de rencontres internationales.
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