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Une enquête espagnole remonte la piste du Marocain « El Loco »

Elle révèle un réseau de trafic de haschich et de blanchiment de ses revenus

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Une enquête judiciaire espagnole a mis au jour un réseau criminel organisé soupçonné d’être impliqué dans un vaste trafic de grandes quantités de haschich du Maroc vers l’Espagne, avant leur commercialisation et le blanchiment des revenus issus de ce trafic à travers des opérations financières et immobilières.

Selon le quotidien espagnol El Español, repris mercredi par l’Agence Algérie Presse Service (APS), le dossier, toujours en cours devant l’Audience nationale espagnole, concerne 22 personnes faisant l’objet d’une enquête, dont 14 sont placées en détention provisoire. Elles sont notamment soupçonnées d’appartenance à une organisation criminelle, de trafic de stupéfiants et de blanchiment d’argent.

Le journal s’est appuyé sur des documents judiciaires et des éléments de l’enquête, dont l’origine remonte à l’opération « Caldo », menée en septembre 2022 par l’unité espagnole de lutte contre les stupéfiants et la criminalité organisée. Cette opération avait permis de démanteler un réseau financier informel de type « hawala », que les autorités espagnoles avaient alors présenté comme une structure financière liée à des réseaux de trafic de drogue en Europe.

Dans le cadre de l’enquête, le Maroc est présenté comme la source de la drogue acheminée dans ce circuit. Les investigations ont identifié un individu surnommé « El Loco », un ressortissant marocain également détenteur de la nationalité espagnole, comme le fournisseur présumé du haschich destiné au réseau. Selon le journal, il aurait fui au Maroc afin d’échapper à l’exécution d’une peine de prison prononcée à son encontre par l’Audience nationale espagnole.

Les documents judiciaires révèlent que les activités du réseau étaient organisées en plusieurs étapes, allant de la réception des cargaisons de haschich à leur stockage, leur transport et leur distribution, jusqu’à la gestion et au blanchiment des revenus générés par le trafic.

L’affaire met ainsi en lumière, selon les éléments de l’enquête, l’ampleur du trafic de haschich en provenance du Maroc en Europe et le recours à des sociétés et à des opérations immobilières pour blanchir les revenus issus de cette activité.