Nation

Les partis poursuivent leurs efforts pour convaincre les candidats

En prévision des élections locales du 28 novembre prochain

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Les partis politiques poursuivent l’élaboration de leurs listes électorales en prévision des élections locales du 28 novembre prochain, dans une course qui n’est pas exempte de défis, notamment celui de convaincre les militants de se porter candidats et de finaliser les listes, malgré une série de mesures d’assouplissement adoptées par l’Autorité nationale indépendante des élections afin de garantir une participation plus large à ce scrutin. Parmi ces mesures figure l’autorisation accordée aux listes qui n’ont pas pu satisfaire à la condition de représentation féminine à hauteur d’un tiers.

Le vice-président du Mouvement de la construction nationale, Saïd Nafissi, a indiqué que le responsable de l’organisation, des affaires électorales et des élus dans les circonscriptions qu’ils supervisent suit et accompagne les wilayas dans l’élaboration des listes.

Dans une déclaration à « El Khabar », l’intervenant a fait état d’un « net contraste entre les régions et selon la taille des communes », expliquant que cela s’explique par les procédures particulières qui avaient été adoptées lors des élections législatives et qui ont fait que « beaucoup de personnes craignent de se porter candidates par peur d’être écartées ». Il a ajouté que certaines élites refusent de se porter candidates, tout en affirmant que « l’élaboration des listes suit son cours normalement ».

Nafissi a expliqué que certaines petites communes, comptant un millier d’habitants ou moins, ou légèrement plus, rencontrent des difficultés à satisfaire certaines conditions, notamment celles relatives au taux de diplômés universitaires ou à la proportion de personnes âgées de moins de 40 ans. Il a souligné que « c’est le cas pour tous les partis politiques ».

Nafissi a également affirmé, dans le même contexte, que « les choses avancent à un rythme rassurant pour atteindre les objectifs fixés ».

De grandes difficultés
De son côté, le vice-président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Ahmed Sadok, a indiqué que le parti avait entamé, à travers les différentes communes et wilayas, l’élaboration de ses listes électorales, estimant que le processus se heurte cette fois-ci à de grandes difficultés, compte tenu de la nouvelle loi et du contexte dans lequel se tiennent les élections locales, après les précédentes élections législatives.

Dans une déclaration à « El Khabar », Sadok a expliqué que « cette opération est très difficile cette fois-ci, compte tenu de la nouvelle loi et du contexte dans lequel se tiennent ces élections, après les précédentes élections législatives, qui ont été entachées, dans leur grande majorité, par une certaine forme de dépassements et d’exclusions injustifiées ».

L’intervenant a ajouté que ces circonstances ont entraîné, selon lui, « une désaffection des citoyens à l’égard des candidatures, et peut-être même de certains militants qui craignent que leur réputation soit ternie par ces exclusions qui ont touché la majorité des candidats aux précédentes élections législatives ».

Il a également indiqué qu’un certain nombre de cadres, de citoyens et de personnes ayant des ambitions politiques « préfèrent rester à l’écart afin de préserver leur statut social, par crainte de voir le même scénario se reproduire ».

Sadok a souligné que « les élections locales ne présentent pas de grandes incitations et ne sont pas suffisamment attractives », ajoutant que « la majorité des citoyens se sont, en pratique, retirés de la vie politique et électorale et préfèrent la paix et la tranquillité, sans vouloir se retrouver au cœur de ces problèmes ».

Il a affirmé que les difficultés enregistrées « ne se limitent pas au Mouvement de la société pour la paix », précisant : « J’ai contacté la plupart des partis politiques et ils rencontrent les mêmes difficultés. Tous les partis politiques se plaignent de ces difficultés rencontrées dans le processus de candidature ».

Des communes sans listes
Le vice-président du Mouvement de la société pour la paix a mis en garde contre l’éventualité de ne pas présenter de listes électorales dans certaines régions, déclarant : « Nous craignons de nous retrouver, dans certaines wilayas et certaines communes, face à l’absence de toute liste se présentant aux élections municipales ».

Il a toutefois assuré que le mouvement « lutte et œuvre afin d’avoir un rôle, une influence et une présence politiques et électorales dans un nombre important de communes et de wilayas », soulignant que « l’environnement est très difficile » et que les cadres et responsables locaux du mouvement « déploient de grands efforts pour tenter de surmonter cette difficulté ».