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Plus de 876 000 candidats au rendez-vous du baccalauréat dès demain

3 mille centres d'examens, 183 mille et 227 mille encadreurs

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huit cent soixante-seize mille cent soixante et onze candidats rejoindront près de 3 000 centres d’examen répartis à travers les différentes wilayas du pays pour passer les épreuves du baccalauréat, dans un contexte marqué par des mesures organisationnelles, procédurales et sécuritaires sans précédent visant à garantir le bon déroulement de cette échéance décisive ainsi que son intégrité et sa transparence. C’est ce qu’a rappelé avant-hier le ministre de l’Éducation nationale, qui a souligné que la mission assumée par l’ensemble des intervenants dans l’organisation des examens scolaires nationaux constitue « une mission nationale noble qui exige le plus haut degré de vigilance, de discipline et d’engagement ».

Parmi les principales caractéristiques de cette session figurent, selon les responsables du ministère, une préparation précoce et méthodique ainsi qu’un renforcement de la numérisation à travers l’inscription électronique, le paiement en ligne, la vérification des informations personnelles et le retrait des convocations via les plateformes numériques officielles.

Des chiffres révélateurs

Le nombre total de candidats au baccalauréat 2026 s’élève à 876 171, dont : 588 631 candidats scolarisés, soit 67,18 % ;

287 540 candidats libres, soit 32,82 % ; À cela s’ajoutent 6 100 détenus répartis dans 47 établissements pénitentiaires à travers le territoire national, aménagés en centres d’examen pour cette catégorie de candidats.

Dans ce cadre, le ministère de l’Éducation nationale a mobilisé 227 278 encadreurs dans les centres d’examen, dont : 183 709 surveillants ; 2 973 observateurs ; 29 401 membres du secrétariat général ; 8 858 vice-présidents de centres.

Le nombre d’encadreurs affectés aux centres de regroupement et d’anonymat des copies s’élève à 5 073, répartis entre 5 001 agents administratifs, 54 adjoints et 18 chefs de centre.

Dans les centres de correction, 52 044 encadreurs ont été mobilisés, parmi lesquels 48 304 enseignants correcteurs ; 3 352 membres du secrétariat ; 291 adjoints ; 97 présidents de centre.

Application stricte des mesures de sécurité

À la veille de cet examen décisif, pour lequel l’ensemble des institutions de l’État a été mobilisé, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Seghir Saadaoui, a insisté sur l’application rigoureuse des mesures relatives à la protection de l’intégrité du baccalauréat session 2026.

Il a affirmé que l’interdiction d’introduire des téléphones portables ou tout autre moyen de communication électronique dans les centres et les salles d’examen constitue une mesure fondamentale « sur laquelle aucun compromis ne saurait être toléré », qu’il s’agisse des candidats, des encadreurs ou des personnels travaillant dans les centres.

Le ministre a appelé à prendre toutes les dispositions organisationnelles nécessaires pour garantir le respect de cette mesure.

Il a également rappelé les dispositions légales en vigueur concernant la lutte contre la fraude et contre la diffusion des sujets d’examen par les moyens de communication et les réseaux sociaux. Il a insisté sur l’importance du respect scrupuleux des procédures de sécurisation de l’examen, notamment celles relatives au bon fonctionnement des caméras de surveillance et des équipements de sécurité, ainsi qu’au renforcement de la vigilance et du suivi de toutes les opérations liées au déroulement des épreuves.

Assurer les meilleures conditions d’examen

Le ministre a appelé les présidents des centres d’examen à veiller à la mise en place de toutes les conditions matérielles et organisationnelles nécessaires au bon déroulement des épreuves.

Cela passe notamment par la vérification de l’état des infrastructures et des équipements ; le contrôle des systèmes de climatisation et d’alimentation électrique ; la garantie de la propreté des lieux ; la disponibilité de l’eau et des services essentiels destinés aux candidats et aux encadreurs ; ainsi qu’un accueil, une orientation et un accompagnement pédagogiques de qualité.

Il a également insisté sur la nécessité d’améliorer davantage l’organisation de l’examen en offrant des conditions optimales, en élevant le niveau de performance, de discipline et de sécurité afin que la session 2026 soit plus réussie encore que les précédentes.

De nouvelles mesures pour le baccalauréat 2026

Dans le cadre des nouveautés introduites pour cette session, l’Office national des examens et concours a adopté de nouvelles mesures strictes de sécurisation.

Les mêmes exigences appliquées aux différents corps d’encadrement au sein des centres seront rigoureusement maintenues.

Le responsable principal de chaque centre a été chargé d’assurer lui-même le remplacement des surveillants absents pour des raisons imprévues.

Il a également été décidé de renforcer les équipes de liaison dans les couloirs ; d’augmenter les effectifs chargés de la surveillance et du contrôle des candidats à l’entrée des centres ; d’accompagner les candidats lorsqu’ils se rendent aux toilettes ou aux lieux de prière en cas de nécessité absolue, les agents restant à leurs côtés jusqu’à leur retour.

Réunion des chefs de centre et des surveillants

Avant-hier jeudi, les présidents des centres d’examen du baccalauréat 2026 se sont réunis avec les surveillants afin de leur présenter le guide de surveillance et de les appeler à respecter strictement toutes les dispositions qu’il contient, sous peine de sanctions administratives et pénales.

Par ailleurs, le transport des sujets d’examen vers les directions de l’éducation débutera aujourd’hui dans des conditions de sécurité renforcées afin de garantir l’égalité des chances entre tous les candidats.

 183 000 surveillants pour assurer le bon déroulement de l’examen

Le nombre de surveillants mobilisés pour le baccalauréat 2026 atteint 183 709, répartis dans 2 973 centres d’examen.

Leur mission consiste à garantir le bon déroulement de cet examen déterminant en veillant à l’application des procédures autorisées et à l’interdiction de toute pratique contraire au règlement, depuis l’entrée du candidat dans la salle jusqu’à son installation à la place qui lui a été attribuée conformément au plan de répartition officiel.

Les services de l’Office national des examens et concours ont exigé des surveillants qu’ils rappellent aux candidats l’obligation de déposer livres et cahiers à l’entrée du centre durant toute la période des examens. Ils doivent également vérifier l’identité de chaque candidat à l’aide de la convocation, de la pièce d’identité, du coupon de contrôle et de la copie d’examen, « avec courtoisie et souplesse ».

Selon le guide de surveillance, l’enseignant surveillant est responsable de tout ce qui se produit à l’intérieur de la salle, notamment en matière de fraude. Tout manquement à ses obligations peut entraîner des sanctions disciplinaires prévues par la loi.

Le surveillant est tenu de se présenter au centre au moins une heure avant le début de chaque épreuve, muni de sa pièce d’identité et de sa convocation. Tout retard supérieur à dix minutes est considéré comme une absence.

Dans ce cadre, le nombre de surveillants affectés à chaque salle a été fixé pour chaque épreuve, avec le maintien de l’un d’entre eux durant toute la période des examens afin d’assurer une continuité dans le suivi.

Les enseignants surveillants n’ont pas le droit de lire le sujet à voix haute aux candidats ni de répondre à des questions relatives au contenu de l’épreuve, sauf instruction officielle émanant de la cellule centrale de suivi de l’Office national des examens et concours.

Il leur est également interdit d’utiliser leur téléphone portable ; de lire des journaux ou des livres ; de permettre toute forme de communication entre les candidats.

Le surveillant doit en outre veiller à l’application stricte du règlement des centres d’examen, notamment en ce qui concerne l’interdiction de quitter la salle durant l’épreuve, sauf en cas de nécessité absolue.

Dans ces cas exceptionnels, les candidats sont soumis à une fouille minutieuse lorsqu’ils se rendent aux sanitaires, afin de s’assurer qu’ils ne détiennent aucun appareil de communication ou document susceptible d’être utilisé pour frauder.

Ouverture des centres dès 7 h 15

Le ministère de l’Éducation nationale a apporté des modifications aux horaires applicables à la session 2026 du baccalauréat.

Les centres d’examen ouvriront désormais leurs portes : à partir de 7 h 15 du matin, au lieu de 8 h ; et à partir de 13 h 45, au lieu de 14 h, jusqu’à 14 h 30.

Le ministère insiste sur la nécessité de respecter scrupuleusement les consignes organisationnelles relatives à cet examen national.

Il a précisé que le calendrier des épreuves demeure inchangé.

Les candidats devront remettre leurs téléphones portables ainsi que tout appareil électronique de communication, de stockage ou de récupération d’informations aux membres de la cellule d’accueil dès leur arrivée au centre afin d’éviter toute sanction liée à la violation de cette règle.

Le ministère a appelé tous les acteurs concernés à respecter les dispositions en vigueur afin d’assurer le bon déroulement de l’examen dans un climat de calme, de discipline, de transparence et d’égalité des chances.

Accompagnement et prise en charge psychologique des candidats

Dans le même contexte, le ministère de l’Éducation nationale a ordonné la mise en place d’un dispositif d’accompagnement psychologique destiné aux élèves qui s’apprêtent à passer le baccalauréat 2026, conformément à l’instruction n° 351.

Le ministère insiste sur l’importance du soutien psychologique et pédagogique ; de la préservation de la santé mentale des candidats ; de leur accompagnement et orientation ; de l’acquisition des compétences nécessaires pour gérer positivement le stress des examens ; du renforcement de la confiance en soi ; et de l’organisation du temps et des efforts.

L’objectif est d’aider les candidats à aborder cette échéance scolaire dans les meilleures conditions possibles.

Le ministère a demandé que cette opération bénéficie d’une attention particulière afin d’atteindre ses objectifs pédagogiques et psychologiques et de fournir le soutien nécessaire aux candidats.

Il a également exigé sa mise en œuvre effective sur le terrain ainsi que l’élaboration d’un rapport détaillé à l’issue de l’examen sur le déroulement de cette opération.

Calendrier des épreuves du baccalauréat

Les épreuves du baccalauréat 2026 s’étaleront sur cinq jours, du 7 au 11 juin, et concerneront les filières suivantes : Lettres et philosophie ; Langues étrangères ; Arts ; Sciences expérimentales; Mathématiques ; Technique mathématique ; Gestion et économie.

Le premier jour, les candidats composeront en langue arabe et littérature arabe, avec une durée variable selon les filières, puis passeront l’après-midi l’épreuve d’éducation islamique.

Le deuxième jour sera consacré aux mathématiques dans la matinée pour toutes les filières, selon des durées différentes, tandis que l’épreuve d’anglais aura lieu l’après-midi.

Le troisième jour sera réservé aux matières fondamentales propres à chaque spécialité ainsi qu’à la langue française.

Le quatrième jour sera consacré aux épreuves d’histoire-géographie et de langue amazighe pour les différentes filières.

Le cinquième et dernier jour : les candidats des filières de langues étrangères passeront l’épreuve de la troisième langue étrangère ; les candidats des filières sciences expérimentales, mathématiques et technique mathématique composeront en sciences physiques et en philosophie ; les candidats de gestion et économie passeront les épreuves d’économie, de management et de philosophie ; les candidats de la filière arts termineront leurs examens avec l’épreuve artistique de spécialité.

Les juridictions mobilisées pour sensibiliser contre la fraude

Dans le cadre des préparatifs du baccalauréat, les cours de justice à travers le pays ont organisé des rencontres et des journées d’étude consacrées à la lutte contre les infractions commises à l’occasion des examens officiels.

Ces initiatives s’inscrivent dans les efforts visant à protéger l’intégrité du système éducatif et à garantir l’égalité des chances entre les candidats.

Une baisse significative des infractions liées à la fraude

Dans ce contexte, Walid Kouissi, juge d’instruction près le tribunal de Chéraga, a fait état d’une baisse significative des infractions liées à la fraude aux examens officiels depuis l’entrée en vigueur de la loi 20-06 relative à la protection de l’intégrité des examens et concours.

Il a expliqué que certains candidats recourent à des moyens illégaux pour garantir leur réussite, ce qui a nécessité l’intervention du législateur pénal afin de lutter contre ces comportements contraires aux valeurs morales et sociales.

Le magistrat a rappelé que le législateur algérien a introduit, par le biais de cette loi, un chapitre spécifique dans le Code pénal consacré aux infractions portant atteinte à l’intégrité des examens et concours.

Ce dispositif interdit notamment : la publication ou la divulgation des sujets d’examen ; l’usurpation de l’identité d’un candidat ; le remplacement d’un candidat par une autre personne lors des épreuves.

Des sanctions pouvant aller jusqu’à quinze ans de prison

Les peines prévues varient selon la gravité des faits commis.

Les délits les moins graves sont punis : d’une peine d’emprisonnement allant d’un à trois ans ; et d’une amende comprise entre 100 000 et 300 000 dinars.

Les sanctions sont aggravées lorsque les faits sont commis par des personnels d’encadrement ou au moyen de technologies modernes de communication.

Dans ce cas, les peines peuvent atteindre : cinq à dix ans d’emprisonnement ; et des amendes pouvant aller jusqu’à un million de dinars.

Les actes entraînant l’annulation totale d’un examen ou d’un concours sont quant à eux qualifiés de crimes.

Leurs auteurs encourent : une peine de réclusion temporaire de sept à quinze ans ; ainsi que des amendes comprises entre 700 000 et 1,5 million de dinars.

Le ministère rassure les candidats concernant les sujets

S’agissant de la nature des sujets d’examen, le ministère de l’Éducation nationale a tenu à rassurer les candidats ainsi que leurs parents.

Il a affirmé que les sujets du baccalauréat seront, comme à l’accoutumée, élaborés exclusivement à partir du programme officiel enseigné en classe durant toute l’année scolaire.

Le ministère a souligné que les élèves ayant suivi régulièrement les cours et révisé de manière méthodique disposeront de toutes les chances nécessaires pour aborder les épreuves avec sérénité.

Il a également indiqué que les inspections pédagogiques et les directions de l’éducation ont assuré un suivi permanent de l’exécution des programmes afin de garantir leur achèvement dans toutes les classes concernées.

Par ailleurs, les candidats ont été invités à ne pas se laisser influencer par les rumeurs et les suppositions diffusées sur les réseaux sociaux.

Le ministère les encourage à privilégier : une révision calme et organisée ; la confiance en soi ; et une préparation sérieuse.

Il rappelle également que, dans la salle d’examen, il est essentiel de : garder son calme ; lire attentivement le sujet ; bien gérer son temps; commencer par répondre aux questions les plus claires et les plus accessibles.

Une mobilisation intersectorielle au service des candidats

Dans le cadre de la coordination entre plusieurs secteurs pour accompagner les candidats en dehors des centres d’examen, le ministère des Affaires religieuses et des Wakfs a demandé à ses responsables locaux d’ouvrir les mosquées, les salles de prière réservées aux femmes et les écoles coraniques situées à proximité des centres d’examen.

Ces structures accueilleront les candidats durant la période des examens afin qu’ils puissent s’y reposer ou réviser, sous la supervision des imams et des conseillères religieuses.

Les structures de jeunesse également mobilisées

De son côté, le ministère de la Jeunesse a annoncé la mise à disposition des maisons de jeunes et des auberges de jeunesse à travers tout le territoire national au profit des candidats.

Ces établissements offriront : des espaces adaptés à la révision ; des lieux de repos ; un accompagnement psychologique ; ainsi qu’un soutien pédagogique à proximité des centres d’examen.

L’ensemble des infrastructures d’hébergement relevant du secteur, notamment les auberges de jeunesse et les camps de jeunes, ont également été mobilisées afin d’accueillir et d’héberger les candidats lorsque cela s’avère nécessaire.

Le ministère a par ailleurs mis à contribution ses moyens humains et matériels pour organiser des activités d’accompagnement et de motivation supervisées par les cadres du secteur, les cellules d’écoute et les structures de prévention en matière de santé des jeunes.

Les taxis se mobilisent à leur tour

Enfin, le Syndicat national des transporteurs par taxi a annoncé sa participation à cet élan de solidarité nationale.

Il assurera gratuitement le transport des candidats résidant dans les zones confrontées à des difficultés de déplacement ou à un manque de moyens de transport.

Cette initiative reposera sur l’engagement volontaire des chauffeurs de taxi à travers les différentes wilayas du pays afin de permettre à tous les candidats d’accéder à leurs centres d’examen dans les meilleures conditions possibles.