Les répercussions de la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 continuent de peser sur la scène du football africain, dans un contexte de controverse persistante après la décision inattendue de la commission d’appel de la Confédération africaine de football. Lors de sa visite dans la capitale sénégalaise Dakar, le président de la CAF, Patrice Motsepe, a été directement interrogé sur l’identité du véritable champion du continent.
En réponse, lors d’une conférence de presse, Motsepe a déclaré « j’ai remis la médaille d’or à Sadio Mané et Kalidou Koulibaly, et j’ai également remis le trophée à Sadio Mané. J’ai aussi versé une somme de 10 millions de dollars à Sadio Mané… mais je dois respecter les lois et les règlements en vigueur. »
Selon des médias sénégalais, le responsable sud-africain a adopté un ton apaisant, appelant à tourner la page des différends. Il a déclaré : « Tout ce qui s’est passé lors de la finale 2025 appartient désormais au passé », dans une tentative de contenir les tensions et la colère suscitées par la décision de la commission d’appel.
Dans le même contexte, Motsepe a confirmé que le dossier est toujours examiné par le Tribunal arbitral du sport, l’instance habilitée à rendre la décision finale dans ce litige, soulignant que « la décision qui sera prise sera respectée ».
La commission d’appel avait décidé de retirer le titre à la sélection du Sénégal pour l’attribuer au Maroc, une décision rejetée par la fédération sénégalaise de football, qui maintient que les « Lions de la Teranga » méritent le trophée remporté sur le terrain.
Par ailleurs, le président de la CAF a évoqué pour la première fois l’affaire de l’arrestation de 18 supporters sénégalais après la finale, reconnaissant que l’instance ne peut rester spectatrice. Il a déclaré : « Ils ont été arrêtés dans le stade, lors d’une compétition que nous organisons, c’est donc aussi notre responsabilité. »
Il a insisté sur la nécessité de respecter la souveraineté des États tout en soulignant la sensibilité du dossier, précisant que son traitement se fait par des canaux diplomatiques : « C’est une question importante, mais elle ne se discute pas publiquement. »
Motsepe a également mis l’accent sur l’importance de renforcer la gouvernance dans le football africain, notamment en luttant contre la corruption afin de garantir la transparence et l’intégrité des décisions, réaffirmant l’engagement de la CAF à poursuivre les réformes et à consolider la crédibilité des compétitions continentales.
Enfin, il a souligné la nécessité d’assurer l’équité entre toutes les fédérations membres, insistant sur le fait que chaque pays doit bénéficier d’un traitement juste et équilibré.
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