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Sommes-nous face à un mondial de la honte ?

Les pratiques de l’administration américaine ne suscitent plus seulement la polémique ; elles provoquent désormais également l’indignation et la colère

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À quelques heures du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, les amateurs de football du monde entier assistent à une série d’événements jugés « regrettables », auxquels ni les supporters ni les délégations sportives n’étaient habitués, même lors des périodes marquées par des crises sécuritaires ou sanitaires. Plusieurs membres des sélections nationales qualifiées pour le Mondial organisé aux États-Unis, au Canada et au Mexique auraient été soumis à des contrôles de sécurité particulièrement poussés, parfois qualifiés de « provocateurs » et « humiliants », suscitant de nombreuses interrogations quant au climat entourant cette édition de la compétition.

Contrôles renforcés et expulsion d’un arbitre somalien
Les délégations du Sénégal et de l’Ouzbékistan figureraient parmi les plus concernées par ces fouilles approfondies. Plusieurs membres de la sélection belge, dont la star Kevin De Bruyne, auraient également été soumis à des contrôles similaires.

L’incident le plus marquant s’est toutefois produit lundi avec l’arbitre somalien Omar Artan, considéré comme l’un des meilleurs arbitres africains du moment. Celui-ci aurait été refoulé du territoire américain et renvoyé vers la Turquie, dans des circonstances demeurant floues et sans explication officielle claire quant à sa non-participation au tournoi.

Ces événements ont suscité de nombreuses réactions dans les milieux sportifs et médiatiques, alors que la FIFA, présidée par Gianni Infantino, reste jusqu’à présent silencieuse malgré son slogan récurrent : « Le football nous rassemble ».

Le silence des grandes stars du football
Face aux incidents signalés sur le sol américain, plusieurs observateurs s’attendaient à une réaction des grandes figures du football mondial. Pourtant, ni Cristiano Ronaldo, ni Lionel Messi, ni Neymar n’ont publiquement pris position sur ces affaires.

Certains commentateurs rappellent que Cristiano Ronaldo avait été reçu à la Maison-Blanche par Donald Trump quelques mois auparavant, tandis que Lionel Messi s’y était également rendu récemment avec son club, Inter Miami CF. Pour certains observateurs, cette proximité expliquerait en partie la discrétion des plus grandes vedettes du football mondial.

Comparaison avec le Mondial 2022 au Qatar
Les critiques actuelles ont ravivé le souvenir des controverses ayant précédé la Coupe du monde 2022 au Qatar. À l’époque, de nombreuses voix réclamaient le retrait de l’organisation au pays hôte au nom des droits humains et d’autres considérations.

Les défenseurs du Qatar soulignent aujourd’hui le contraste entre les critiques adressées à Doha et l’accueil réservé aux délégations dans certains aéroports américains. Ils rappellent également que l’organisation du Mondial 2022 avait été saluée pour la qualité de ses infrastructures et de son hospitalité.

L’image des joueurs de la Équipe d'Allemagne de football se couvrant la bouche avant leur premier match au Qatar reste également présente dans les mémoires, symbole des tensions qui avaient entouré cette édition.

Les médias dénoncent une « politique du deux poids, deux mesures »
Plusieurs médias généralistes et spécialisés se sont emparés du sujet, s’interrogeant sur les conséquences potentielles de ces incidents. Certains commentateurs n’ont pas hésité à évoquer le risque de voir l’édition 2026 être associée à une image négative si de tels événements venaient à se multiplier.

Des plateaux de télévision, notamment en France, ont rappelé les campagnes de critiques ayant précédé les Coupes du monde de 2018 en Russie et de 2022 au Qatar, tout en estimant que certaines mesures appliquées aujourd’hui aux États-Unis pourraient alimenter un sentiment de « deux poids, deux mesures ».

Où est la FIFA ?
Plusieurs médias ont également interpellé Gianni Infantino, rappelant qu’il avait présenté le Mondial 2026 comme une compétition ouverte à tous grâce à l’association des États-Unis, du Canada et du Mexique dans l’organisation.

L’affaire de l’arbitre somalien Omar Artan est notamment perçue comme un sujet embarrassant pour la FIFA, certains journalistes estimant que l’instance mondiale aurait dû intervenir plus rapidement, les arbitres relevant directement de son autorité.

Quel impact sur les élections de la FIFA en 2027 ?
Enfin, certains observateurs s’interrogent déjà sur les conséquences possibles de ces controverses sur les élections de la FIFA prévues en mars 2027. Les récents événements pourraient offrir des arguments supplémentaires aux opposants de Gianni Infantino et rendre la prochaine campagne électorale particulièrement animée.

Ainsi, alors que le Mondial 2026 n’a pas encore débuté, plusieurs questions demeurent en suspens quant à l’impact de ces polémiques sur l’image de la compétition et sur la gouvernance future du football mondial.