L’Algérie accorde une importance croissante au secteur minier, considéré comme un levier stratégique pour diversifier l’économie nationale et augmenter les exportations hors hydrocarbures.
Sous l’impulsion du président Abdelmadjid Tebboune, les autorités accélèrent l’exploitation des ressources minières, notamment le fer, le phosphate, ainsi que le zinc et le plomb, tout en renforçant les infrastructures associées.
Après la mise en service récente de la ligne minière ferroviaire de l’Ouest, essentielle à l’exploitation du gisement de Gara Djebilet, et la poursuite des travaux de la ligne minière de l’Est pour valoriser le phosphate de Tébessa, le Premier ministre Sifi Ghrieb a lancé un nouveau projet stratégique : l’exploitation du gisement de zinc et de plomb de Béjaïa.
Situé entre Amizour et Tala Hamza, ce gisement figure parmi les plus importants de la région, avec des réserves géologiques estimées à 53 millions de tonnes, dont 34 millions exploitables. Il est appelé à devenir un pilier de l’industrie minière nationale pour les décennies à venir.
Le projet repose sur un développement progressif intégrant les phases d’extraction, de traitement et de transformation industrielle, avec l’utilisation de technologies modernes pour assurer une haute productivité et une qualité compétitive.
La production annuelle de minerai devrait atteindre 2 millions de tonnes, destinées à des unités de traitement pour en accroître la valeur ajoutée. Après transformation, la production annuelle attendue est estimée à 170 000 tonnes de zinc et 30 000 tonnes de plomb.
Le projet est porté par une société mixte algéro-australienne et vise, dans une première phase, à répondre aux besoins du marché national, avant d’exporter les excédents vers les marchés internationaux.
Il s’appuie également sur des infrastructures intégrées comprenant l’aménagement des sites miniers, la construction d’unités de traitement, ainsi que leur raccordement aux réseaux de transport et d’énergie.
Sur le plan environnemental, des mesures avancées sont prévues, notamment la réutilisation des résidus miniers pour combler les cavités souterraines, ainsi que des systèmes modernes de gestion de l’eau et des déchets afin de limiter les impacts environnementaux.
Enfin, ce projet devrait générer plus de 700 emplois directs et environ 4 000 emplois indirects, tout en stimulant l’activité des entreprises de sous-traitance et des start-up, contribuant ainsi au développement local de la wilaya de Béjaïa et au renforcement des exportations hors hydrocarbures.
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