Le bilan des deux violents séismes s'alourdit à au moins 1 430 morts, tandis que les opérations de secours se poursuivent dans des conditions particulièrement difficiles.
Le bilan des deux puissants séismes qui ont frappé le Venezuela mercredi dernier s'est alourdi à au moins 1 430 morts, a annoncé samedi le président de l'Assemblée nationale, Jorge Rodríguez.
Le gouvernement vénézuélien a indiqué avoir mis en service une nouvelle ligne téléphonique d'urgence dédiée aux victimes des séismes afin de signaler les personnes disparues ou de solliciter une assistance. Les autorités ont également ouvert l'inscription aux volontaires souhaitant participer aux opérations de recherche et de sauvetage.
Par ailleurs, l'une des pistes de l'aéroport international a été rouverte, a annoncé un haut responsable américain à des journalistes, précisant que des avions américains transportant de l'aide humanitaire avaient déjà commencé à atterrir.
Près de 48 heures après les secousses, les plus violentes enregistrées au Venezuela depuis 1900, des équipes internationales de recherche et de secours provenant d'au moins 17 pays sont désormais mobilisées sur le terrain.
Les deux séismes, d'une magnitude de 7,2 et 7,5 sur l'échelle de Richter, ont provoqué d'importants dégâts matériels et l'effondrement d'un très grand nombre de bâtiments, notamment à La Guaira, ville côtière située à proximité de Caracas. Les habitants dénoncent toutefois une réponse gouvernementale qu'ils jugent insuffisante face à l'ampleur de la catastrophe.
Dans un communiqué, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies estime qu'environ 6,76 millions de personnes pourraient avoir été affectées par les deux séismes survenus le 24 juin. Cette estimation repose sur les données démographiques disponibles et sur les premières évaluations des dégâts.
Selon l'organisation, près de deux millions de personnes seraient concernées dans la seule capitale, Caracas, ce qui met en évidence « l'ampleur potentielle des conséquences humanitaires de cette catastrophe ».
Depuis Genève, le secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d'urgence, Tom Fletcher, a déclaré à l'AFP que « la réponse à cette catastrophe est d'une extrême complexité ». Il a ajouté que « plus de 50 000 personnes sont toujours portées disparues », soulignant l'immensité de la tâche qui attend les équipes de secours pour fouiller les décombres.
Malgré l'arrivée des équipes étrangères dans ce pays confronté à une grave crise économique et à un système de santé fragilisé, les opérations de recherche progressent lentement. De nombreuses victimes demeurent ensevelies sous les décombres, tandis que les sinistrés réclament des équipements spécialisés capables de découper les structures métalliques et de soulever les lourds blocs de béton.
Dans une allocution prononcée vendredi soir, la présidente par intérim, Delcy Rodríguez, qui exerce le pouvoir depuis janvier après l'arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis, a annoncé le déploiement de 14 000 militaires et policiers dans l'État de La Guaira.
Les deux secousses ont frappé la région septentrionale de Yaracuy à moins d'une minute d'intervalle. Les tremblements de terre ont également été ressentis en Colombie et au Brésil, tandis que plus de 300 répliques ont été enregistrées depuis la catastrophe.
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