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Conférence internationale sur le centenaire de la question du Rif au Maroc

Les participants aborderont également le dossier du Sahara occidental.

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Le Parti National Rifain organisera une conférence internationale le 8 mai prochain à Madrid, à l’occasion du centenaire de la question du Rif (1926-2026). L’événement réunira le président du parti, Redouane Oussama, le vice-président Youba El Ghidoui, ainsi que des experts, universitaires, analystes politiques, acteurs rifains et plusieurs intervenants internationaux.

Cette rencontre marquera le centenaire de la fin de la guerre du Rif et abordera également la question de l’autodétermination du Sahara occidental. Les travaux seront répartis en trois sessions.

La première, intitulée « 70 ans après l’annexion par le Maroc », sera animée par l’ancien officier des services de renseignement espagnols Diego Camacho et le chercheur Guillermo Rocafort. Elle reviendra sur le contexte historique de l’annexion de 1956 et ses conséquences politiques et identitaires pour le peuple rifain.

La deuxième session, intitulée « Annexion et autodétermination : perspective juridique », sera animée par Pedro Pinto Leite, secrétaire général de la Plateforme internationale des juristes pour le Timor oriental. Il y développera les arguments juridiques internationaux en faveur du droit à l’autodétermination du Rif.

La troisième session, consacrée à « L’avenir de la question rifaine et le rôle de l’Espagne », abordera les perspectives géopolitiques ainsi que le soutien potentiel de l’Espagne à cette cause.

Par ailleurs, le journal « Al Bayanat », média proche de l’opposition marocaine, a rapporté que le Syndicat national de la presse marocaine a publié son rapport annuel sur la liberté de la presse et la situation des journalistes au Maroc. Ce document dresse un constat jugé préoccupant, marqué par un recul des libertés, une dégradation des conditions professionnelles et une crise de confiance dans le secteur médiatique.

Le rapport met en garde contre les répercussions de ces évolutions sur le climat démocratique du pays et appelle à une réforme en profondeur du paysage médiatique. Il souligne notamment une détérioration progressive de la liberté de la presse au Maroc durant l’année 2025, en raison de l’absence de réformes institutionnelles et législatives capables de garantir l’indépendance de la presse et le droit à l’information.

Selon le syndicat, l’un des principaux sujets d’inquiétude concerne le projet de loi relatif à la réorganisation du Conseil national de la presse. L’organisation estime que ce texte a été élaboré sans véritable concertation avec les syndicats, les organisations professionnelles et les acteurs des droits humains.

Le rapport relève également la précarité persistante des journalistes marocains, marquée par la faiblesse des salaires, l’instabilité des contrats, l’insuffisance de la protection sociale et la dégradation des conditions de travail. Il évoque aussi la reprise de poursuites judiciaires contre certains journalistes au cours de l’année écoulée.

Dans ce contexte, le syndicat réaffirme sa mobilisation contre les projets de loi qu’il juge rétrogrades et appelle à la mise en place d’un environnement médiatique libre, pluraliste et professionnel, capable de consolider la démocratie et de servir l’intérêt général.