Le journal espagnol El País a révélé, ce lundi, que Madrid a décidé de fermer son espace aérien aux avions participant aux opérations militaires contre l’Iran, dans une démarche qui reflète sa position face à l’escalade en cours au Moyen-Orient.
Selon la même source, cette mesure ne se limite pas à interdire l’utilisation des bases militaires espagnoles, comme celles de Rota et Morón de la Frontera, par les avions de combat ou les avions ravitailleurs, mais inclut également l’interdiction de survol de l’espace aérien espagnol par les avions américains stationnés dans d’autres pays, comme le Royaume-Uni ou la France. Seules les situations d’urgence sont exemptées, où il est permis de survoler ou d’atterrir en cas de nécessité absolue.
Madrid avait déjà pris, plus tôt au mois de mars, la décision d’empêcher les États-Unis d’utiliser ses bases militaires pour mener des attaques contre l’Iran.
Dans le même contexte, le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a déclaré devant le Parlement le 25 mars que la situation au Moyen-Orient dépasse en gravité la guerre en Irak, soulignant la nécessité de tirer les leçons de cette guerre pour éviter qu’elle ne se répète.
Ce développement intervient alors que les opérations militaires menées par les États-Unis et l’État d’Israël contre l’Iran se poursuivent pour le deuxième mois consécutif, provoquant des perturbations dans la navigation dans le détroit d’Ormuz et une hausse notable des prix de l’énergie à l’échelle mondiale, alors que Washington rencontre des difficultés à mobiliser un large soutien européen, les pays européens se concentrant sur le soutien à l’Ukraine.
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