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Djamaâ El Djazaïr explique la règle du partage du prix du sacrifice

À l’approche de la célébration de l’Aïd el-Adha par la communauté musulmane.

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Djamaâ El Djazaïr a publié ce samedi une nouvelle fatwa concernant l’achat du sacrifice de l’Aïd el-Adha, célébré par la communauté musulmane à la fin du mois en cours.

L’institution religieuse a diffusé, sur son site officiel, le texte de la fatwa émise par la section des avis religieux de l’espace cultuel, portant sur la question du partage du prix de l’animal destiné au sacrifice.

Le texte précise que cette question fait l’objet de divergences entre les savants musulmans, notamment concernant le partage du coût de l’animal et le partage de la récompense religieuse.

Il est rappelé que Djamaâ El Djazaïr avait déjà publié, avant-hier, une autre fatwa relative au recours à l’emprunt pour acheter un mouton de l’Aïd, autorisant cette pratique sous certaines conditions.

Selon l’avis religieux rendu, l’école malikite considère qu’il n’est pas permis à plusieurs personnes de participer financièrement à l’achat d’un seul mouton ou d’une seule chèvre pour qu’il serve de sacrifice commun, car le sacrifice constitue un acte cultuel indivisible. Dans ce cas, l’animal ne serait valable pour aucun des participants.

En revanche, il est permis qu’une seule personne achète l’animal avec ses propres moyens puis associe les membres de sa famille à la récompense spirituelle du sacrifice.

La fatwa évoque également la question du partage dans le cas des bovins et des chameaux. Alors que les écoles hanafite, chaféite et hanbalite autorisent la participation de sept personnes dans une vache ou un chameau, l’avis dominant chez les malikites reste défavorable à cette pratique, même si certains juristes malikites ont admis une opinion autorisant ce partage dans certains cas particuliers.

La conclusion de la fatwa rappelle que, selon l’avis de référence dans le rite malikite, le partage du prix d’un mouton n’est pas valable pour un sacrifice collectif, tandis qu’il reste permis d’associer sa famille à la récompense du sacrifice lorsque l’animal appartient entièrement au sacrifiant.