Le Parlement européen a décidé de suspendre le processus de ratification de l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis, à la suite des récentes menaces de Donald Trump, rapporte l’Agence France-Presse.
a présidente du groupe S&D (social-démocrate), Iratxe Garcia Perez, a déclaré aux journalistes qu’il existe un consensus majoritaire parmi les groupes politiques pour geler l’accord commercial conclu l’an dernier entre Washington et Bruxelles.
Le Parti populaire européen (PPE), principale formation de droite au Parlement européen, a confirmé le gel des discussions concernant cet accord, qui prévoyait une taxe de 15 % sur les exportations européennes vers les États-Unis, en contrepartie de la suppression des taxes sur les exportations américaines vers l’UE.
Le président du PPE, Manfred Weber, a souligné que refuser l’accès gratuit au marché européen aux entreprises américaines constitue un « outil très puissant ».
Cette décision du Parlement européen constitue une escalade significative dans la guerre commerciale et diplomatique entre Bruxelles et Washington.
La tension actuelle découle de l’insistance de l’administration américaine à lier les échanges commerciaux à des dossiers géopolitiques controversés, notamment la question de la souveraineté du Danemark sur le Groenland.
Les dirigeants européens considèrent que la menace d’une taxe de 10 % sur les produits européens n’est qu’un moyen de pression politique qui viole les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Réponse européenne « ferme » aux menaces de Trump
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a promis mardi une réponse ferme aux menaces répétées du président américain concernant le Groenland et l’augmentation des droits de douane.
Elle a déclaré : « L’Union européenne et les États-Unis ont conclu un accord commercial en juillet dernier. En politique comme en commerce, un accord est un accord. Et quand des amis se serrent la main, cela signifie quelque chose. »
Ursula von der Leyen a mis en doute la crédibilité de Trump, rappelant qu’il avait accepté l’an dernier de ne pas imposer de nouvelles taxes aux États membres de l’UE, et qualifiant les droits de douane envisagés sur le Groenland de grave erreur, surtout entre alliés de longue date. Elle a promis que la réponse de l’UE serait ferme, unie et proportionnée.
Le président français, Emmanuel Macron, a déclaré que l’Union européenne ne devrait pas hésiter à utiliser le mécanisme de lutte contre la contrainte face aux menaces de Trump concernant l’imposition de droits de douane sur le Groenland.
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