Alors que l’Algérie est considérée comme un acteur clé dans les questions de sécurité, qu’elle prône une diplomatie équilibrée, souveraine et non alignée, et qu’elle est reconnue comme un partenaire fiable dans l’approvisionnement énergétique, son voisin occidental vit au rythme de la faillite dans le domaine de l’énergie, d’une diplomatie de propagande, de désinformation et de mensonges.
Dans ce contexte, il convient de rappeler que la feuille de route pour la concrétisation du gazoduc transsaharien a déjà été annoncée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de la réception le mois dernier à Alger de son homologue nigérien, Abdourahamane Tiani.
La partie nigérienne du gazoduc pourrait être lancée après le mois sacré de Ramadan, probablement à la fin du mois de mars. Le lancement de cette étape signifierait tout simplement l’enterrement du projet que le système du Makhzen imaginait pour construire un gazoduc reliant le Nigeria à l’Europe via le Maroc.
Comme si une seule tragédie ne suffisait pas, l’année 2026 s’annonce catastrophique pour cette entité fonctionnelle qui a pris son peuple en otage au service de plans sionistes et coloniaux. Aujourd’hui, le Maroc se trouve dans une impasse diplomatique et énergétique totale.
Dans un tournant dramatique qui a secoué les fondements de Rabat, Madrid a officiellement rejeté les demandes urgentes du régime du Makhzen. L’Espagne a refusé de garantir l’approvisionnement en gaz au Maroc. Une telle décision n’est pas simplement technique, mais constitue le symbole d’un effondrement structurel.
À cet égard, le gouvernement espagnol a adressé un message diplomatique clair à Rabat : l’accès du Maroc au gaz naturel liquéfié via les infrastructures espagnoles est désormais sérieusement menacé. La raison est double et incontestable. Premièrement, l’escalade des tensions au Moyen-Orient et les perturbations des routes maritimes ont réduit les volumes disponibles. Deuxièmement, et c’est le point central, l’Espagne accorde la priorité absolue à la sécurité énergétique de l’Union européenne.
Les terminaux de regazéification en Espagne fonctionnent à pleine capacité pour stocker le gaz américain destiné à l’Europe, laissant peu, voire aucune quantité, au Maroc voisin. Plus grave encore pour Rabat, l’entreprise Enagás, opérateur du gazoduc, a instauré un système de certification strict. L’objectif est de garantir qu’aucune molécule de gaz algérien ne passe vers le Maroc via le gazoduc Maghreb-Europe (GME) dans le sens inverse. Madrid respecte ainsi scrupuleusement ses accords avec l’Algérie, laissant le Maroc face à son destin.
Par ailleurs, il convient de rappeler que la machine de propagande du Makhzen a longtemps présenté au monde le Maroc comme un pionnier de la transition énergétique et un champion des énergies renouvelables. Pourtant, la réalité de 2026 a démenti ces affirmations avec une force sans précédent. Les chiffres officiels ne peuvent plus être manipulés : la contribution réelle des énergies propres dans le mix énergétique marocain se situe entre 3 % et 7 %.
Le pays demeure fortement dépendant des combustibles fossiles, notamment du gaz naturel. Depuis la rupture des relations avec l’Algérie en 2021, le Maroc a perdu son accès sécurisé à cette ressource et s’est retrouvé dans un tunnel sombre. Les tentatives de remplacer le gaz algérien par des importations coûteuses de gaz naturel liquéfié ou par la revente de pétrole et de gaz russes à des prix exagérés sur le marché local ont atteint leurs limites.
À l’inverse de cette situation, l’Algérie apparaît comme un pilier central de la sécurité énergétique européenne. Alors que Rabat cherchait à isoler Alger par des campagnes de lobbying intensives au Parlement européen, l’effet inverse s’est produit. L’Algérie détient désormais des leviers importants de stabilité dans le sud de l’Europe, sa part de marché sur le continent ayant atteint 22 %.
Contrairement à ses voisins maghrébins, comme la Tunisie et la Mauritanie, qui bénéficient d’une stabilité relative grâce à leurs partenariats ou à leur neutralité, le Maroc est aujourd’hui le seul pays de la région à tirer la sonnette d’alarme sur son insécurité nationale. La ministre marocaine de l’Économie, Nadia Fettah Alaoui, a récemment prononcé le mot tabou lors d’une réunion internationale : « crise ». Une crise profonde qui, selon elle, peut aussi être vue comme une opportunité de croissance.
L’isolement actuel du régime du Makhzen est également le résultat d’une diplomatie décrite comme fluctuante. En misant tout sur ses alliances avec l’entité sioniste et le régime d’Abou Dhabi, le Maroc pensait s’assurer une immunité énergétique. Mais la réalité de 2026 montre que ces acteurs, eux-mêmes impliqués dans de grands conflits régionaux, sont incapables de fournir le soutien logistique nécessaire pour sauver l’économie marocaine. Même le gaz naturel liquéfié américain, pourtant demandé, reste bloqué car l’Espagne refuse d’être un point de transit pour une stratégie qui violerait ses accords avec l’Algérie.
Dans une tentative désespérée, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, cherche désormais à se rapprocher de Moscou dans l’espoir d’obtenir une aide de dernière minute. Ce revirement soudain, totalement contradictoire avec sa position auparavant pro-occidentale, illustre la confusion qui règne parmi les décideurs à Rabat.
Par ailleurs, il convient de noter que le Maroc se retrouve aujourd’hui au bas de la liste des priorités internationales. Après avoir bénéficié pendant des décennies du gaz algérien sans véritable contrepartie, puis être entré dans une hostilité ouverte, il se retrouve désormais encerclé. Sans infrastructure propre de regazéification et sans voisins prêts à lui venir en aide, le spectre d’une paralysie économique ou de coupures d’électricité à grande échelle n’est plus une simple hypothèse, mais une menace imminente.
Le temps de la propagande est terminé ; celui de la réalité énergétique a commencé. Pour Rabat, le réveil de 2026 sera celui d’une nation qui a perdu son pari sur l’avenir, faute de vision stratégique et en sous-estimant la puissance de son voisin oriental.
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