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Plus de 40 députés colombiens rejettent la décision de leur gouvernement

La reconnaissance de l’occupation marocaine du Sahara occidental

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Plus de 40 députés du Congrès colombien ont exprimé leur rejet catégorique de la décision du gouvernement du président Abelardo de la Espriella de reconnaître l’occupation marocaine du Sahara occidental, estimant que cette initiative fait de la Colombie « une complice de la violation du droit fondamental à l’autodétermination ».

Dans une déclaration publiée par le Congrès, les députés ont condamné ce qu’ils ont qualifié de répression exercée par le Royaume du Maroc contre le peuple sahraoui, estimant qu’elle constitue « l’une des plus graves tragédies de l’histoire moderne de l’humanité » et que ces pratiques méritent d’être condamnées.

Les signataires de la déclaration ont rappelé que la première décision en matière de politique étrangère du gouvernement du président Gustavo Petro avait été la reconnaissance officielle de la République arabe sahraouie démocratique en tant qu’État souverain, ainsi que l’accréditation de son ambassadeur et l’ouverture de son ambassade dans la capitale, Bogota.

Les députés ont souligné que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination est consacré par de nombreuses résolutions des Nations unies, estimant que le Sahara occidental demeure la dernière colonie du continent africain et que le peuple sahraoui a été systématiquement privé de son droit à l’autodétermination et au libre choix de son avenir.

La déclaration a qualifié la position du gouvernement actuel de « scandaleuse », notamment au regard de ce que les députés ont décrit comme les souffrances endurées par la Colombie en raison des déplacements forcés, affirmant que la position du gouvernement ne reflète pas celle du peuple colombien.

En conclusion, les députés ont renouvelé leur engagement à poursuivre leur action au sein du Congrès, en tant que défenseurs des droits humains, en faveur des peuples opprimés, réaffirmant leur rejet et leur ferme condamnation de la position du gouvernement concernant le Sahara occidental.