L’Agence de sécurité des systèmes d’information relevant du ministère de la Défense nationale a dévoilé les axes de la stratégie nationale de sécurité des systèmes d’information pour la période 2025-2029, dans le cadre du renforcement de la protection des institutions de l’État et des organismes nationaux contre les différentes menaces cybernétiques.
Cette stratégie, dans sa première version, a été approuvée par le président de la République Abdelmadjid Tebboune. Elle constitue un cadre global visant à garantir la résilience cybernétique nationale, à protéger l’infrastructure numérique de l’État et ses données, ainsi qu’à protéger les citoyens contre les risques auxquels ils peuvent être confrontés dans le cyberespace.
Selon le ministère de la Défense nationale, cette initiative s’inscrit dans l’orientation des hautes autorités du pays visant à accélérer la transformation numérique dans les différentes institutions de l’État. Cette stratégie représente ainsi une feuille de route pour préserver la souveraineté numérique nationale, assurer la continuité des services publics essentiels et renforcer la confiance des citoyens dans l’environnement numérique.
D’après le document publié sur le site officiel du ministère de la Défense nationale, cette stratégie s’inscrit dans la vision globale adoptée par les pouvoirs publics pour accélérer la transformation numérique dans tous les secteurs. L’intégration des technologies de l’information et de la communication est devenue un élément essentiel dans la gestion des institutions publiques, le développement des activités économiques et industrielles, ainsi que l’amélioration des services offerts aux citoyens.
Cependant, cette transformation numérique, malgré son importance, s’accompagne d’une augmentation notable des risques cybernétiques susceptibles de cibler les systèmes d’information et les infrastructures sensibles. Cela impose le renforcement des mécanismes de protection et de prévention contre les menaces électroniques.
Dans ce cadre, les hautes autorités du pays accordent une attention particulière au développement d’un système intégré de sécurité des systèmes d’information, conscientes de l’importance de ce domaine pour la protection des intérêts stratégiques de l’État. Cette orientation s’est concrétisée par la création d’un système national de sécurité des systèmes d’information, conformément au décret présidentiel n° 20-05 du 20 janvier 2020. Ce dispositif comprend un conseil national et une agence spécialisée chargée de coordonner les efforts nationaux et de renforcer les capacités techniques et organisationnelles pour faire face aux menaces cybernétiques.
Selon le document, ce système repose sur une approche participative réunissant les différents acteurs concernés par la cybersécurité, qu’il s’agisse des institutions de l’État, des organismes publics ou du secteur privé. L’objectif est d’analyser le paysage numérique national, d’identifier les défis potentiels et de mettre en place les mesures nécessaires pour assurer la protection des systèmes d’information et des infrastructures sensibles. Cette approche tient également compte de l’évolution rapide des technologies numériques et de l’augmentation des menaces cybernétiques aux niveaux régional et international.
La vision stratégique de cette initiative consiste à garantir la résilience cybernétique nationale en renforçant les capacités de prévention, de détection et de réponse aux incidents cybernétiques. Cela permet de soutenir la transformation numérique tout en préservant la souveraineté numérique nationale. Cette orientation reflète une prise de conscience croissante du rôle central de la cybersécurité dans la protection des intérêts vitaux des États et dans la garantie de la continuité des services essentiels.
La stratégie vise également à atteindre plusieurs objectifs fondamentaux pour renforcer la préparation de l’Algérie face aux menaces électroniques. Le premier objectif consiste à construire une résilience cybernétique nationale capable de protéger les systèmes d’information et les infrastructures sensibles contre les différentes formes d’attaques informatiques. Elle vise également à établir un environnement national favorable à la cybersécurité, à travers le développement du cadre réglementaire et institutionnel et la mise à disposition de moyens techniques pour assurer la protection des informations et des systèmes numériques.
Parmi les objectifs principaux figure également le développement des ressources humaines spécialisées dans le domaine de la cybersécurité, l’élément humain étant l’un des piliers essentiels du succès de tout système de sécurité. Ces efforts incluent la formation de compétences nationales qualifiées capables de relever les défis techniques liés à la protection des systèmes d’information, ainsi que le soutien à la recherche scientifique et à l’innovation dans ce domaine vital. La stratégie vise aussi à renforcer la coopération internationale en matière de cybersécurité par l’échange d’expertises et d’informations avec les partenaires internationaux et la participation aux initiatives mondiales de lutte contre la cybercriminalité.
La stratégie accorde une importance particulière à la protection des secteurs vitaux dont le ciblage ou l’interruption pourrait avoir des effets directs sur la sécurité de l’État et le bien-être des citoyens. Ces secteurs comprennent notamment les institutions et organismes publics, ainsi que les secteurs de l’énergie, de la santé, des ressources hydriques, des télécommunications et des transports, en plus des chaînes de production et de distribution des produits alimentaires de base. Cette orientation repose sur une prise de conscience croissante de l’importance de ces secteurs pour garantir la continuité des services essentiels et préserver la stabilité économique et sociale.
La stratégie nationale de sécurité des systèmes d’information repose sur un ensemble de principes directeurs constituant la base de sa mise en œuvre. Parmi ces principes figurent le renforcement de la souveraineté numérique nationale, l’accompagnement de la transformation numérique par l’État et la préservation des acquis réalisés dans le domaine de la numérisation. La stratégie encourage également la coordination entre les différents acteurs concernés par la cybersécurité, la valorisation du partage des ressources et des expertises, ainsi que l’adoption d’objectifs clairs, mesurables et réalisables dans des délais définis.
Pour atteindre ces objectifs, la stratégie est structurée autour de quatre axes principaux constituant le cadre opérationnel de sa mise en œuvre :
Le développement des capacités techniques et opérationnelles, à travers le renforcement de la protection des systèmes d’information nationaux et des infrastructures sensibles, ainsi que l’amélioration des moyens de prévention, de détection et de réponse aux incidents cybernétiques.
Le cadre juridique, réglementaire et normatif, visant à moderniser la législation relative à la cybersécurité conformément aux évolutions technologiques rapides et à établir des normes nationales pour la protection des systèmes d’information.
La formation, la recherche, le développement et la sensibilisation, en renforçant les compétences humaines grâce à des programmes de formation spécialisés et en promouvant la recherche scientifique et l’innovation, tout en diffusant une culture de cybersécurité au sein des institutions et de la société.
Le renforcement de la coopération nationale et internationale, en améliorant la coordination entre les institutions et en encourageant l’échange d’informations entre les secteurs public et privé, ainsi qu’en développant des partenariats techniques et opérationnels avec les pays et les organisations internationales.
Avec cette approche intégrée signée par le président Abdelmadjid Tebboune, la stratégie nationale de sécurité des systèmes d’information constitue une étape importante vers la construction d’un espace numérique sécurisé en Algérie. Elle vise à renforcer la confiance des institutions et des citoyens dans l’environnement numérique et à garantir la protection des intérêts vitaux de l’État face aux transformations technologiques rapides que connaît le monde. Elle reflète également l’engagement de l’Algérie à renforcer sa souveraineté numérique et à développer ses capacités nationales pour faire face aux nouveaux défis de l’ère numérique.
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