La présidente de la Commission nationale pour la transition vers l’université de quatrième génération, le professeur Naouel Abdellatif Mami, a révélé dans une déclaration à « El Khabar » que la série de séminaires de formation lancée par la commission durant cette période, dont la clôture est prévue le 15 mars en cours, sera suivie de visites sur le terrain dans différentes institutions universitaires et de recherche, afin d’accélérer la transformation numérique des établissements d’enseignement supérieur, conformément aux directives du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Badari.
Le professeur Mami a expliqué que cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie de la commission visant à accélérer la transformation numérique des universités algériennes lors de sa première phase, s’étendant de 2025 à 2027, et dans le cadre de la mise en œuvre du plan directeur pour la transition vers une université de quatrième génération. Dans ce contexte, la commission a lancé une nouvelle initiative nationale destinée à accélérer la numérisation des établissements d’enseignement supérieur, sous la forme d’une série de séminaires de haut niveau intitulée « Transformation des universités algériennes : cycle Université 4.0 avancée ».
Cette initiative s’inscrit dans les efforts visant à étendre les points d’accompagnement et de soutien pour couvrir l’ensemble des établissements d’enseignement supérieur, notamment en ce qui concerne l’alignement des stratégies institutionnelles sur les orientations nationales, la modernisation de l’infrastructure numérique, ainsi que le lancement d’universités modèles pionnières dans le processus de transition vers l’université 4.0. L’initiative comprend trois séminaires nationaux programmés en mars via la technologie de visioconférence, en collaboration avec le Centre national des technologies de l’information et de la communication et la société Huawei, dans le but de généraliser le savoir et d’accompagner les institutions universitaires selon leur niveau de maturité numérique.
Le programme comporte trois axes principaux : l’alignement de la stratégie institutionnelle sur les ambitions nationales en matière de transformation numérique, la construction d’un campus intelligent et sécurisé. La série se conclura le 15 mars 2026 par un séminaire sur la réinvention de l’enseignement et de la recherche scientifique et la gouvernance basée sur les données.
Ces rencontres visent à établir une compréhension commune du modèle Université 4.0, à renforcer la cohérence entre les stratégies institutionnelles et les politiques nationales en matière de numérisation, ainsi qu’à présenter des modèles de campus intelligents et à identifier les besoins techniques et organisationnels de chaque établissement selon son niveau de maturité numérique.
Selon le professeur Mami, cette série contribuera également à accompagner les commissions locales pour la transition vers l’Université 4.0 au sein des établissements universitaires, afin d’élaborer une feuille de route locale spécifique à chaque institution pour la période 2026–2027, permettant une transition progressive et organisée vers une université numérique innovante qui renforce la souveraineté numérique nationale et soutient l’économie du savoir.
Le professeur Nawal Abdel Latif Mami a ajouté qu’après la fin de ces formations, des visites sur le terrain seront effectuées pour évaluer les progrès réalisés dans la numérisation des établissements universitaires, une démarche fortement encouragée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Badari, compte tenu de son importance pour intégrer les universités algériennes dans le modèle de l’université de quatrième génération.
Elle a souligné que cette transformation nécessite la réalisation d’un ensemble de normes fondamentales interconnectées, notamment la transformation numérique et la gouvernance intelligente, incluant la numérisation de la gestion administrative et pédagogique et l’adoption de systèmes d’information unifiés et transparents.
Le processus implique également l’adoption d’un enseignement innovant basé sur les compétences, passant de l’enseignement magistral à l’apprentissage actif et participatif, avec l’intégration des outils d’intelligence artificielle et de e-learning.
Parmi les autres axes essentiels figurent le soutien à la recherche appliquée et à l’entrepreneuriat universitaire, en orientant les recherches vers la résolution de problèmes de développement, avec la création d’incubateurs et de centres d’innovation liés à l’université, permettant à celle-ci de devenir un centre de connaissance et un espace de production de richesse contribuant à l’économie nationale.
Cette démarche inclut également le renforcement de l’ouverture internationale et de la coopération multilatérale, à travers la conclusion de partenariats académiques et de recherche permettant l’échange de compétences et d’expertise ainsi que le transfert de technologie.
Les établissements universitaires seront évalués selon des indicateurs quantitatifs et qualitatifs dans ces domaines, à travers un mécanisme de suivi périodique supervisé par la Commission nationale en coordination avec les séminaires régionaux des universités.
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