Nation

Élections locales : une vague de rejets des dossiers de candidature touche le FFS

Le parti dénonce des décisions qu’il juge arbitraires et contraires à la Constitution, et appelle à leur réexamen

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La direction du Front des forces socialistes (FFS) a dénoncé le rejet de plusieurs dossiers de candidature par l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), en vue des élections locales prévues le 28 novembre 2026.

Dans un communiqué publié aujourd’hui, le parti a qualifié ces décisions d’« exclusions arbitraires et contraires à la Constitution », affirmant qu’elles ont touché la majorité des listes déposées par sa formation politique.

Le FFS souligne que les rejets ont particulièrement visé les têtes de liste, les cadres du parti et les candidats bénéficiant d’un véritable ancrage populaire et d’une capacité de mobilisation.

Pour le parti d’opposition, la persistance de ces pratiques alimente un climat de méfiance et soulève des interrogations sur les motivations réelles de décisions qu’il juge insuffisamment justifiées. Selon lui, ces mesures risquent d’influencer les résultats du scrutin et de porter atteinte à la liberté de choix des partis et des citoyens.

Dans son communiqué signé par le premier secrétaire national, Youcef Aouchiche, le FFS dénonce une application « sélective, arbitraire, excessive et politiquement orientée » des dispositions des articles 1 et 184 de la loi électorale, estimant que celle-ci transforme le cadre juridique en un instrument de tri et d’exclusion politique.

Le parti met en garde contre une aggravation de la crise de confiance, une hausse de l’abstention électorale et une atteinte à la crédibilité du scrutin avant même sa tenue.

Il déplore également une tendance à l’affaiblissement des partis politiques et à la marginalisation des corps intermédiaires, ce qui, selon lui, risque de favoriser l’émergence d’acteurs opportunistes, populistes et extrémistes de différentes tendances.

Le FFS estime que les élections, qu’elles soient locales ou nationales, ne doivent pas être réduites à une approche sécuritaire ni soumises à une logique administrative et bureaucratique partiale.

Il appelle plutôt à inscrire leur organisation dans un processus politique garantissant la neutralité, la transparence, l’égalité des chances et le libre exercice de la volonté populaire.

Enfin, le parti exhorte les autorités à ne pas invoquer la moralisation de la vie publique pour justifier ce qu’il qualifie d’arbitraire politique. Il réclame le réexamen de toutes les décisions de rejet dépourvues de motifs légitimes et juridiquement fondés, ainsi que le rétablissement des droits politiques et civils des candidats concernés.

Le FFS appelle également les plus hautes autorités du pays à revoir cette approche et invite les partis politiques à assumer leurs responsabilités afin de faire obstacle à cette dérive et d’empêcher qu’elle ne se poursuive.