Le nombre total d’armes saisies en Algérie au cours des trois dernières années a atteint 1 791 pièces. Malgré une baisse du nombre d’armes saisies lors des opérations de l’Armée nationale populaire et de la Gendarmerie nationale en 2025, la moyenne des saisies d’armes en Algérie reste supérieure à une arme par jour.
Dans une évolution notable, les quantités d’armes saisies lors des opérations de l’Armée nationale populaire liées à la lutte contre la criminalité organisée et le trafic d’armes ont dépassé celles saisies dans le cadre de la lutte antiterroriste durant l’année 2025. En effet, environ 104 armes ont été saisies lors d’opérations antiterroristes, contre 498 armes de contrebande provenant de l’étranger, soit quatre fois plus. Un chiffre considérable qui met clairement en évidence l’ampleur de la menace que représente le trafic d’armes pour l’Algérie.
En 2024, le nombre total d’armes saisies dans les opérations de lutte antiterroriste n’a atteint que 97 pièces, contre 681 armes saisies dans le cadre de la lutte contre le trafic d’armes mené par des réseaux de criminalité organisée. Quant à l’année 2023, elle a enregistré la saisie de 136 armes appartenant à des groupes terroristes, contre 612 armes interceptées dans le cadre des efforts de lutte contre la criminalité transfrontalière organisée.
L’ensemble de ces chiffres confirme l’escalade de la menace que représentent les réseaux de trafic d’armes pour la sécurité nationale algérienne. Une différence importante réside toutefois dans la nature des armes saisies : les armes interceptées lors des opérations antiterroristes sont généralement des armes de guerre, comprenant des mitrailleuses automatiques et certaines armes de calibre moyen à caractère militaire. En revanche, les armes saisies dans les opérations de lutte contre la criminalité organisée sont majoritairement des armes individuelles, telles que des fusils et des pistolets, ce qui indique qu’elles sont destinées directement aux bandes criminelles ou à des individus cherchant à enfreindre la loi en possédant des armes non autorisées.
Le bilan opérationnel publié par l’Armée nationale populaire pour l’année 2025 révèle la poursuite du trafic d’armes vers l’Algérie, avec environ 498 armes introduites clandestinement au cours de l’année, sans compter les armes saisies lors des opérations de police durant la même période. Ces statistiques indiquent que la moyenne hebdomadaire des armes saisies par les unités de l’Armée nationale populaire et de la Gendarmerie nationale s’élève à 10 armes par semaine, soit environ 1,3 arme par jour sur l’ensemble de l’année.
Malgré cela, le bilan opérationnel met en avant une réalisation importante, à savoir la baisse du nombre d’armes saisies en 2025 par rapport à 2024, année durant laquelle environ 681 armes à feu de différents types avaient été interceptées, ainsi qu’en comparaison avec 2023, qui avait connu la saisie de 612 armes. Il convient de souligner que les armes mentionnées dans le bilan opérationnel ne sont pas liées aux opérations antiterroristes en cours, les données du ministère de la Défense nationale confirmant la poursuite de ces opérations, lesquelles ont également abouti à la saisie de diverses armes de guerre.
Alors que le bilan opérationnel de 2023 faisait état de la saisie d’environ 612 fusils de chasse de différents types, les armes saisies en 2024 et 2025 se sont révélées plus diversifiées. Bien que l’Armée nationale populaire n’ait pas fourni de détails supplémentaires sur leur nature, les données périodiques et hebdomadaires publiées par l’Armée nationale populaire, la Gendarmerie nationale, la Police et les Douanes algériennes confirment que 70 % des armes saisies l’ont été dans les wilayas de Bordj Badji Mokhtar, In Guezzam, Adrar, Tamanrasset, Illizi et Djanet, ce qui confirme le lien direct de cette activité avec les réseaux de criminalité transfrontalière.
Environ 25 % des armes ont été saisies lors d’opérations menées dans les wilayas d’Alger, Oran, Sétif, Batna, Annaba et Béjaïa, contre 5 % dans le reste des wilayas. Les mêmes données confirment que la majorité des armes saisies sont des fusils de chasse, des fusils à pompe, des fusils semi-automatiques et des pistolets. Ainsi, durant l’année 2024, 159 pistolets de différents types ont été saisis lors d’opérations conjointes menées par l’Armée nationale populaire, la Gendarmerie nationale, la Police et les Douanes.
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