Dans une première pour un parti disposant d’un bureau et d’une amicale en Tunisie depuis la Guerre de libération, le Front de Libération Nationale n’a présenté aucun candidat issu de la communauté algérienne, contrairement à ce qu’il faisait depuis le début du pluralisme politique, dans un contexte qui suscite des interrogations et cache plusieurs enjeux.
Le FLN aborde ainsi l’un de ses principaux bastions à l’étranger sans candidat, selon les informations obtenues par le journal, malgré l’existence d’un important vivier de cadres militants au sein de la communauté algérienne en Tunisie.
Le parti a pourtant participé à toutes les élections législatives depuis les années 1990 et a toujours été représenté au Parlement à travers plusieurs députés, notamment Chakib Djouhari durant les mandats 2002-2007 et 2012-2017, feu Farid Benyakhou entre 2007 et 2012, puis Youcef Rahmania de 2017 à 2026.
Cette absence de la scène électorale et parlementaire en Tunisie s’expliquerait, selon des sources bien informées, par « l’absence et la marginalisation » de personnalités capables de combler le vide, disposant d’une réelle influence au sein de la communauté et connaissant ses préoccupations.
Des observateurs estiment également que cette situation est due à l’absence d’un véritable travail de sensibilisation et de repérage des jeunes cadres, ainsi qu’au manque d’efforts dans la formation et l’encadrement des militants pour les préparer aux échéances électorales.
Commentaires
Participez Connectez-vous
Déconnexion
Les commentaires sont désactivés pour cet publication.