Nation

«Médicament contrefait » : Mise au point du Syndicat des pharmaciens

Après une instruction urgente émise par la Direction de la santé et de la population de la wilaya de Bordj Bou Arreridj, qui a suscité une large polémique.

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La Syndicat national des pharmaciens d’officine d’Algérie a publié un communiqué explicatif concernant la correspondance émise par la Direction de la Santé et de la Population de Bordj Bou Arreridj, relative à la supposée circulation d’un médicament contrefait portant le nom ESCODYNE.

Le syndicat a indiqué avoir immédiatement mené des vérifications au sein du réseau des pharmacies à travers tout le territoire national. Après enquête auprès des pharmaciens privés et vérification auprès des autorités compétentes, il s’est avéré que ce produit n’est pas distribué dans les circuits pharmaceutiques officiels, qu’il n’est pas disponible et n’est pas délivré dans les pharmacies en Algérie.

Le syndicat a rassuré les citoyens et les patients en affirmant que ce produit n’est pas commercialisé en Algérie et n’est pas délivré par les pharmacies.

Il a également rappelé que le pharmacien constitue le garant de la qualité des médicaments, de leur traçabilité et de leur conformité aux normes en vigueur, ainsi que des différents produits de santé, y compris les compléments alimentaires mis à la disposition des patients.

Le syndicat a appelé les citoyens à éviter la consommation de produits d’origine inconnue ou circulant par des canaux non officiels, les invitant à se rapprocher du pharmacien pour obtenir des informations fiables sur les médicaments et les produits de santé.

Il a enfin affirmé que le Syndicat national des pharmaciens d’officine reste mobilisé aux côtés des autorités sanitaires pour préserver la sécurité de la chaîne du médicament et protéger la santé publique.

Une instruction urgente émise mardi par la Direction de la Santé et de la Population de Bordj Bou Arreridj, adressée aux établissements de santé et aux pharmaciens, avait suscité un large débat après avoir mis en garde contre la circulation d’un médicament contrefait d’origine sioniste présentant un danger pour la santé.

Selon cette instruction, le médicament concerné porterait le nom Escodyne, utilisé comme antalgique contre les maux de tête, et pourrait entraîner la mort en l’espace de cinq jours.