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« Nous soumettrons la feuille de route du Haut Conseil de la communauté scientifique au Président de la République »

Coordination entre les scientifiques de la diaspora et les compétences nationales pour renforcer les expertises.

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Le coordinateur national du Conseil supérieur de la communauté scientifique nationale à l'étranger, le Professeur Elias Zerhouni, a confirmé que le Conseil présentera, au terme des travaux de sa première réunion et en concertation avec les ministres des secteurs concernés, une feuille de route au Président de la République comprenant les points convenus, en vue d'engager la mise en œuvre des missions qui lui sont confiées.

Le Pr Zerhouni a souligné l'importance de la coopération et de la coordination entre les scientifiques de la diaspora et leurs homologues à l'intérieur du pays, en particulier dans les domaines de la sécurité alimentaire et des secteurs prioritaires. Il a indiqué que le Conseil s'emploiera également à élargir le réseau des compétences scientifiques algériennes résidant à l'étranger et à y intégrer davantage de cerveaux.

Dans son allocution prononcée lors de la première réunion du Conseil tenue aujourd'hui à l'hôtel El Aurassi, le Pr Zerhouni a expliqué qu'il s'agit de la première réunion de travail depuis la publication du décret portant création du Conseil, laquelle précédera l'installation officielle. Il a rappelé la rencontre ayant réuni les membres du Conseil le 4 août 2026, à la suite de la réunion constitutive tenue en juin dernier.

L'intervenant a précisé que le Conseil œuvrera à bâtir des partenariats avec les compétences scientifiques nationales, notamment dans les domaines de la sécurité alimentaire et d'autres secteurs prioritaires, affirmant que ses membres s'attelleront à l'élaboration d'une feuille de route conjointe qui sera soumise au Président de la République.

Il a déclaré que le Conseil sera une instance souple, capable de s'adapter aux besoins identifiés par les secteurs et ministères concernés, à travers la mise en place d'un plan d'action reposant sur deux piliers fondamentaux.

Le premier pilier consiste, selon le Pr Zerhouni, à identifier les programmes sur lesquels travaillera le Conseil en collaboration avec les compétences algériennes établies dans le pays, après avoir assimilé les spécificités de l'environnement scientifique, économique et institutionnel en Algérie. Il a expliqué que la formulation de recommandations ne peut être efficace sans la compréhension de cet environnement, ajoutant que la première phase reposera sur l'apprentissage, l'écoute et la compréhension, avant de déterminer les programmes dans lesquels le Conseil peut apporter une valeur ajoutée, en coopération avec les compétences nationales et selon des priorités claires.

Le second pilier concerne l'élargissement du réseau des scientifiques et compétences algériennes à l'étranger, dans la mesure où le Conseil ne peut couvrir l'ensemble des domaines, malgré la richesse en expertises de la communauté scientifique algérienne à l'étranger qui a prouvé ses capacités au cours des dernières décennies.

Il a précisé que l'objectif est d'identifier ces compétences et de les attirer au sein d'un réseau constituant un réservoir d'expertise et de bénévolat, soulignant que l'activité des membres du Conseil est bénévole et non rémunérée, affirmant qu'ils accomplissent cette mission par amour de la patrie.

Le Pr Zerhouni a insisté sur la nécessité d'élargir ce réseau au regard de la présence de milliers de compétences algériennes en Europe, en Amérique et en Asie, indiquant que chaque membre du Conseil est en mesure de faire connaître et de faire adhérer un certain nombre de scientifiques et d'experts algériens pour contribuer à cet effort.

Il a ajouté que ces deux piliers stratégiques seront appuyés par une organisation administrative dynamique, permettant d'offrir de nouvelles perspectives au pays sans que ces visions ne se substituent aux visions nationales internes. Il a affirmé la nécessité d'adopter une approche rationnelle basée sur l'apport d'avis éclairés et l'élargissement de la base de connaissances accessible à l'Algérie.

Enfin, il a fait observer que les évolutions dans les domaines de la science et de la technologie s'accélèrent, ce qui exige, selon lui, de tirer profit du réseau de relations et d'expertises des membres du Conseil et de structurer le soutien aux compétences et chercheurs à l'intérieur du pays, précisant que le bilan d'étape des travaux du Conseil sera évalué au bout d'une année pour dresser le constat des réalisations accomplies durant cette période.