Société

La « Galoufa » fait son retour

Les avis divergent sur ces campagnes menées par les autorités locales

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Plusieurs communes à travers le pays ont annoncé le lancement de campagnes visant à éliminer les animaux errants présents dans les rues, une initiative qui ravive le débat récurrent autour de ce qui est communément appelé « la Galoufa » .

La commune d’Oum El Bouaghi a annoncé, dans un communiqué adressé aux habitants hier, le lancement d’une opération visant les chats et les chiens errants sur son territoire. Celle-ci doit s’étendre sur une période d’un mois. La commune précise que cette mesure intervient en application d’une décision du wali de la wilaya.

De son côté, la commune de Belkheir, dans la wilaya de Guelma, a annoncé l’organisation, ce mardi, d’une vaste campagne visant à éliminer les chiens errants, à partir de 21h30, justifiant cette décision par la nécessité de prévenir les maladies transmissibles par les animaux.

La commune a appelé les propriétaires de chiens vaccinés à garder leurs animaux attachés à l’intérieur de leurs domiciles afin d’éviter qu’ils ne soient tués durant la campagne.

La commune de Blida avait, quant à elle, annoncé la semaine dernière l’organisation d’une campagne d’abattage des chiens errants dans les différents quartiers de la ville.

Des campagnes similaires menées par le passé avaient suscité la colère de plusieurs défenseurs des droits des animaux en Algérie, qui s’opposent à ces mesures et appellent à l’adoption de solutions alternatives, notamment la stérilisation et la vaccination, plutôt que le recours à l’abattage.

Dans le même temps, ces campagnes bénéficient du soutien d’un certain nombre de citoyens, qui y voient un moyen de réduire les risques liés aux animaux errants et de protéger la population, notamment au regard des cas de personnes mordues par des chiens errants, dont certains ont entraîné des décès.

Le ministère de l’Agriculture avait ordonné, en novembre dernier, l’arrêt immédiat et définitif de toutes les campagnes d’abattage « sauvage et anarchique » des animaux errants, insistant sur la nécessité d’une coordination exclusive et obligatoire avec ses services au niveau des wilayas avant toute mesure concernant ces animaux.

Le ministère avait souligné que toute initiative dans ce domaine devait obtenir l’accord préalable de ses services vétérinaires et être menée conformément aux protocoles et normes en vigueur.