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La FAF statue sur le cas Yacine Adli

La décision est intervenue après des consultations entre le président de la FAF, Walid Sadi, et le sélectionneur national, Vladimir Petkovic.

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La Fédération algérienne de football a définitivement tranché la question de l’éventuelle convocation du milieu de terrain du club saoudien Al-Shabab, Yacine Adli, mettant ainsi fin à toutes les spéculations récentes sur son éventuel ralliement à l’équipe nationale algérienne après ses déclarations au site sportif « Sport Team » dans lesquelles il exprimait son désir de rejoindre la sélection nationale de football.

Selon une source proche de l’instance fédérale, la décision a été prise après des consultations entre le président de la FAF, Walid Sadi, et le sélectionneur national Vladimir Petković. Les deux parties ont convenu de classer définitivement ce dossier et de ne pas convoquer le joueur, ni dans la période à venir, ni même après la Coupe du monde que les coéquipiers de Riyad Mahrez disputeront le mois prochain aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

L’ancien joueur du Milan AC avait suscité la controverse dans les milieux footballistiques algériens par des déclarations qualifiées de « provocantes » par la majorité des Algériens. Beaucoup ont estimé que la réponse d’Adli à une question sur sa possible participation avec l’Algérie contenait une forme de dévalorisation, notamment lorsqu’il a évoqué son souhait de jouer « au plus haut niveau », ce qui a été interprété comme une allusion à sa préférence pour l’équipe de France.

Ces déclarations ont laissé une impression négative auprès des responsables de la FAF, qui ont estimé qu’elles ne correspondaient pas à l’état d’esprit que l’équipe nationale cherche à instaurer au sein du groupe, fondé sur l’engagement et l’appartenance totale au maillot national.

Contrairement à ce qui a été rapporté par certains médias, l’initiative de rouvrir le canal de communication n’est pas venue de la partie algérienne, mais du joueur lui-même. Yacine Adli a contacté l’entraîneur Vladimir Petković, qui avait déjà supervisé son entraînement au club français Girondins de Bordeaux, par l’intermédiaire d’un membre du staff technique d’Al-Shabab dirigé par le technicien algérien Noureddine Zekri. Lors de cet appel, Adli a exprimé son souhait de représenter l’Algérie, affirmant qu’il ne cherchait pas à concurrencer les joueurs actuels pendant la Coupe du monde ni à prendre la place d’un quelconque joueur ayant sacrifié pour atteindre cet objectif, préférant rejoindre l’équipe après cette compétition, dans une tentative d’ouvrir une nouvelle page.

Bien que le sélectionneur Vladimir Petković ait manifesté un certain intérêt pour la demande du joueur sur le plan technique, compte tenu de ses capacités et de son expérience dans les stades européens, il ne lui a pas donné son accord pour l’intégrer, car la décision finale revenait à la direction de la FAF. Celle-ci, sous la conduite de son président Walid Sadi, a préféré clore définitivement le dossier, considérant que l’équipe nationale doit être construite avec des joueurs qui placent l’Algérie comme premier choix sans hésitation, et non comme un choix de secours au cas où la représentation d’autres sélections deviendrait impossible.

La décision de la FAF ne se limite pas au seul cas d’Adli ; elle porte en elle un message clair aux autres joueurs binationaux : porter le maillot de l’équipe nationale algérienne exige une conviction totale et un engagement sans conditions, loin des intérêts personnels ou des hésitations dans le choix.

Cette orientation traduit la volonté de la FAF d’ancrer le principe d’appartenance à la patrie comme critère fondamental dans la construction de l’équipe nationale, surtout à l’approche des grandes échéances qui nécessitent un groupe cohérent et homogène, tant sur le terrain qu’en dehors. L’affaire Yasin Adli n’est pas la première en équipe nationale : Houssem Aouar avait auparavant refusé de représenter l’Algérie et joué un match amical avec l’équipe de France contre l’Ukraine en octobre 2020 avant de changer de nationalité sportive après avoir perdu ses chances de porter le maillot français.

Le joueur d’Al-Ittihad avait reçu sa première convocation chez « Les Verts » sous la direction du sélectionneur Djamel Belmadi en mai 2023. L’entraîneur algérien d’Adli à Al-Shabab, Noureddine Zekri, a défendu son joueur et a cité dans ses déclarations sur les réseaux sociaux l’exemple de joueurs qui ont changé d’avis et choisi l’Algérie après avoir perdu leur chance de représenter la France. »