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Mondial 2026 : de nouveaux obstacles pour les sélections africaines

Le durcissement de la politique migratoire américaine complique l'accès au tournoi pour les ressortissants de plusieurs pays.

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Le joueur Thomas Partey ne participera pas au premier match du Ghana à la Coupe du monde, prévu à Toronto, après s’être vu refuser l’entrée au Canada, selon le quotidien américain The Athletic.

L’ancien milieu de terrain d’Arsenal, aujourd’hui joueur de Villarreal, a été inculpé en juillet 2025 de cinq chefs d’accusation de viol et d’un chef d’agression sexuelle par la police métropolitaine de Londres. En septembre de la même année, il a plaidé non coupable de l’ensemble des faits. Deux nouvelles accusations de viol ont ensuite été retenues contre lui en février de cette année, accusations qu’il a également niées en avril.

Le site officiel du gouvernement canadien précise que « si vous avez commis ou été reconnu coupable d’un crime, il est possible que vous ne soyez pas autorisé à entrer au Canada ». Bien que Partey n’ait pas encore été condamné, le fait qu’il fasse l’objet de poursuites a suffi à motiver le refus de son entrée, suscitant de nombreuses interrogations.

Dans un communiqué cité par The Athletic, la FIFA a déclaré : « La FIFA peut confirmer que le joueur Thomas Partey ne pourra pas se rendre du camp d’entraînement de la sélection ghanéenne à Boston, aux États-Unis, vers le Canada pour disputer le premier match contre le Panama, le mercredi 17 juin, après le refus de sa demande de visa par le gouvernement canadien. La FIFA n’intervient pas dans les procédures d’immigration des pays hôtes, y compris l’octroi des visas. Comme lors des précédentes compétitions, il appartient au gouvernement du pays hôte de décider, en dernier ressort, qui est autorisé à entrer sur son territoire. »

Le Ghana débutera la compétition le 17 juin face au Panama au stade de Toronto, avant d’affronter l’Angleterre le 23 juin au Gillette Stadium de Boston, puis de conclure la phase de groupes contre la Croatie le 27 juin au Lincoln Financial Field de Philadelphie.

Le joueur de 32 ans figurait dans la liste du Ghana pour cette Coupe du monde organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Il était arrivé à Washington avec ses coéquipiers le 4 juin, avant que la sélection ne rejoigne son camp d’entraînement dans l’État de Rhode Island.

Le champion d’Afrique privé de ses supporters au Mondial

Par ailleurs, les supporters du Sénégal ne pourront pas accompagner leur sélection à la Coupe du monde 2026. Les restrictions américaines en matière de visas ont empêché un grand nombre d’entre eux d’obtenir l’autorisation d’entrer aux États-Unis, ont indiqué à l’AFP des responsables de la délégation du champion d’Afrique 2025.

Ndèye Dôme Thiouf, conseillère en communication au ministère sénégalais des Sports, a déclaré : « Depuis la première participation du Sénégal à une Coupe du monde, c’est la première fois que nous ne pouvons pas envoyer une délégation de supporters en raison des restrictions liées à la délivrance des visas américains. »

Elle a ajouté que le ministère avait tenté de financer le déplacement des présidents des associations de supporters, mais que leurs demandes de visa avaient toutes été rejetées.

Bab Mass Guèye, président du groupe de supporters « Lebougui », dont la demande a également été refusée, a déclaré : « Je suis profondément déçu. L’organisation d’une Coupe du monde ne devrait pas créer autant d’obstacles pour les supporters. »

Afin d’atténuer les conséquences de cette situation, les autorités sénégalaises ont décidé de réserver 400 billets pour chacun des matchs de la sélection à des ressortissants sénégalais résidant déjà dans les pays hôtes.

Dans le même contexte, Julien Kouadio Adonis, président du Comité national des supporters de la Côte d’Ivoire, a confirmé hier que les autorités américaines n’avaient autorisé qu’un nombre limité de responsables de son organisation à se rendre sur place, contrairement aux précédentes participations à la Coupe du monde (2006, 2010 et 2014) ou à la Coupe d’Afrique des nations, où des délégations de supporters plus importantes accompagnaient habituellement les équipes nationales.

Le durcissement de la politique migratoire des États-Unis a ainsi créé des difficultés pour les ressortissants de plusieurs pays souhaitant assister au tournoi. Ces mesures ont même touché certains acteurs du football, à l’image de l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, qui s’est vu refuser l’entrée sur le territoire américain malgré la possession d’un visa en cours de validité.