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La guerre est-elle terminée ?

Trump annonce la fin du conflit, Téhéran affirme qu’« aucun accord final » n’a été conclu

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Les négociations entre les États-Unis et l’Iran sont entrées dans une nouvelle phase, alors que les signaux se multiplient quant à la possibilité d’un accord susceptible de mettre fin à l’escalade des tensions entre les deux pays. Cette évolution intervient après des déclarations du président américain, Donald Trump, affirmant que la guerre avec l’Iran était pratiquement terminée à la suite de l’acceptation par Téhéran de ne pas se doter de l’arme nucléaire. Les autorités iraniennes ont toutefois rapidement démenti l’existence d’un accord définitif, assurant que les consultations se poursuivent et que les informations circulant sur un compromis imminent relèvent pour l’essentiel de fuites et de spéculations médiatiques.

L’Iran a accepté… ?
Dans ses dernières déclarations, Donald Trump a affirmé que les États-Unis avaient atteint l’objectif principal poursuivi depuis le début de la crise, à savoir empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. Selon lui, cette disposition constitue l’essentiel du contenu de l’accord actuellement en cours de négociation.

S’exprimant lors d’un événement en ligne organisé en soutien au candidat au poste de gouverneur de l’État de Géorgie, Burt Jones, le président américain a indiqué que son administration était parvenue à ce qu’il a qualifié de règlement équitable avec l’Iran. Il a ajouté que la cérémonie de signature pourrait avoir lieu dans les prochains jours dans un pays européen, en présence du vice-président américain, J. D. Vance, ainsi que de responsables des deux parties.

Donald Trump a également affirmé que la réouverture du détroit d’Ormuz, l’une des voies maritimes les plus importantes au monde pour le transport du pétrole et du gaz, constituerait l’une des premières conséquences de la signature officielle de l’accord. Une telle mesure contribuerait, selon lui, à réduire les tensions observées dans la région au cours des derniers mois et à favoriser la stabilité des échanges commerciaux mondiaux ainsi que des marchés énergétiques.

Évoquant les efforts diplomatiques déployés pour parvenir à un règlement, le président américain a révélé avoir eu plusieurs entretiens avec des dirigeants de la région, notamment ceux du Qatar, des Émirats arabes unis, de l’Arabie saoudite, de Bahreïn et du Koweït, ainsi qu’avec le Premier ministre de l'entité sioniste, Benjamin Netanyahou. Il a précisé que ces consultations s’inscrivaient dans le cadre des démarches visant à consolider la stabilité régionale et à mettre un terme à la crise.

Les principales dispositions de l’accord
Parallèlement aux déclarations de Donald Trump, plusieurs médias internationaux ont révélé des détails préliminaires d’un mémorandum d’entente en cours d’élaboration entre Washington et Téhéran, comprenant une série d’engagements réciproques.

Le document prévoirait une prolongation du cessez-le-feu pour une durée de soixante jours, couvrant l’ensemble des fronts liés aux tensions actuelles. Cette période servirait également de cadre à des négociations élargies portant sur le dossier nucléaire iranien.

Le projet comprendrait en outre un engagement iranien à ne pas se doter de l’arme nucléaire et à traiter la question de l’uranium hautement enrichi selon des mécanismes qui seraient définis ultérieurement. En contrepartie, les États-Unis accepteraient un allègement progressif des sanctions économiques et autoriseraient l’Iran à accéder à une partie de ses avoirs gelés à l’étranger.

Selon les informations ayant filtré dans la presse, l’accord envisagé comprendrait également la réouverture du détroit d’Ormuz à la navigation internationale sans frais supplémentaires, le retour du trafic maritime à son niveau normal ainsi que l’octroi d’exemptions temporaires permettant à l’Iran d’exporter du pétrole pendant une période déterminée, en attendant une révision plus large des sanctions économiques imposées au pays.

Certaines informations relayées notamment par le média Axios évoquent aussi un déblocage progressif des fonds iraniens gelés, conditionné au respect par Téhéran des engagements prévus dans le cadre du futur accord. Plusieurs aspects du texte demeureraient toutefois en cours de discussion entre les deux parties.

Téhéran dément
Face aux déclarations américaines, l’Iran a adopté une position prudente. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baqaï, a estimé que parler d’un accord final était prématuré, soulignant que les négociations se poursuivaient et qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise.

Dans des déclarations accordées à des médias locaux, il a expliqué que les pourparlers avaient été affectés ces dernières semaines par les développements sur le terrain ainsi que par ce qu’il a qualifié de violation du cessez-le-feu. Il a néanmoins assuré que les médiateurs continuaient leurs efforts afin de rapprocher les positions des deux parties.

Le diplomate iranien a ajouté que la plupart des points actuellement débattus étaient connus depuis le début des discussions, mais que certains dossiers restaient sujets à divergence. Il a notamment accusé les États-Unis d’avoir tenté, ces derniers jours, d’introduire de nouvelles questions dans les négociations, tandis que l’Iran maintenait ce qu’il considère comme des lignes rouges non négociables.

Il a également insisté sur le fait que toutes les informations circulant actuellement concernant la date de signature, le lieu ou encore la version finale de l’accord relevaient essentiellement de spéculations médiatiques. Selon lui, aucune annonce officielle ne sera faite avant l’achèvement de l’ensemble des procédures nécessaires.

« Les déclarations de Trump sont soit mensongères, soit absurdes »
Le porte-parole de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, Ebrahim Rezaei, a pour sa part estimé que les déclarations du président américain ne pouvaient être considérées comme des faits établis. Il les a qualifiées soit d’inexactes, soit destinées à exercer des pressions politiques et médiatiques.

Rezaei a affirmé que l’Iran ne renoncerait pas à ses exigences fondamentales dans le cadre d’un éventuel accord futur. Il a également soutenu que les États-Unis n’avaient pas réussi à atteindre leurs objectifs par l’escalade militaire et qu’ils ne parviendraient pas davantage à les imposer à la table des négociations.

Le responsable iranien a enfin appelé à poursuivre ce qu’il a décrit comme une politique de dissuasion et à préserver les constantes nationales, affirmant que son pays demeurait prêt à faire face à tous les scénarios possibles.

L'entité sioniste dans l’attente
Du côté israélien, les autorités ont indiqué que Tel-Aviv n’était pas partie prenante au mémorandum d’entente en cours de préparation entre les États-Unis et l’Iran, tout en suivant de près l’évolution des discussions. L'occupation espère que tout accord final inclura des garanties explicites empêchant l’Iran de développer une arme nucléaire et limitant les activités considérées comme une menace pour sa sécurité.

Par ailleurs, plusieurs médias israéliens ont fait état de réserves au sein des cercles politiques et sécuritaires quant à une conclusion rapide des négociations entre Washington et Téhéran. Certains responsables estiment qu’un tel rapprochement pourrait réduire la marge de manœuvre israélienne face à l’Iran et à ses alliés dans la région.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a pour sa part affirmé que l’affrontement avec l’Iran n’était pas terminé. Il a assuré que l’armée restait prête à poursuivre ses opérations si les circonstances l’exigeaient ou si aucun accord ne permettait de dissiper les préoccupations sécuritaires de l'entité.