Après plus de deux ans depuis la tenue de sa dernière réunion au début de l’année 2024, le secrétaire général du Front de libération nationale, Abdelkrim Benmabrouk, a convoqué une réunion du comité central pour le 28 du mois en cours, selon des convocations envoyées aux membres au cours des dernières heures.
L’ordre du jour de cette nouvelle session comprend la présentation de la situation politique, l’exposé du rapport moral sur les activités du parti entre deux sessions du comité central, ainsi que la présentation du rapport financier. Il est également prévu de discuter de la préparation des prochaines échéances électorales (nationales et locales), en plus de divers points.
Cet ordre du jour indique que la réunion est principalement liée aux préparatifs des élections à venir, tout en offrant l’occasion de présenter le rapport moral sur les activités du parti, un point qui pourrait permettre de discuter du bilan et de la performance du secrétaire général.
Abdelkrim Benmabrouk a pris cette initiative conformément aux articles 66, 67 et 68 des statuts du parti, comme l’indique la convocation, dans un contexte marqué auparavant par des interrogations et des protestations concernant la « paralysie » de l’activité de la plus haute instance du parti. Certains opposants l’ont même accusé de retarder volontairement la tenue de cette instance afin d’étouffer toute opposition interne, à la suite de mouvements limités menés par des adversaires du secrétaire général.
Ce mécontentement lié à l’absence de réunions du comité central est allé jusqu’à être soulevé devant le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales par des parlementaires appartenant au parti lors d’une séance parlementaire.
La session prévue se tiendra à l’École supérieure d’hôtellerie et de restauration d’Aïn Benian, dans la banlieue ouest d’Alger, après trois précédentes sessions. La première était liée au congrès du parti et à l’annonce des membres du comité central, la deuxième a été consacrée à l’annonce du bureau politique et de la feuille de route, tandis que la troisième a servi à annoncer le candidat du parti à la dernière élection présidentielle. Pour certains opposants au secrétaire général, ces réunions étaient plutôt formelles et ne remplissaient pas réellement les missions fondamentales du comité central.
Les préparatifs de cette nouvelle session se déroulent avec prudence, notamment après le processus de restructuration lancé par Benmabrouk au sein du parti, qui a suscité la colère de certains dirigeants et provoqué des protestations. Le secrétaire général avait répondu à ces critiques dans une interview accordée auparavant au journal El Khabar, affirmant que celui qui a perdu sa place et son influence à la base du parti ne peut pas être imposé par le sommet.
Alors que certains militants estiment que le secrétaire général évitait la tenue du comité central, alors que les statuts prévoient deux réunions par an, le premier responsable du parti justifie ce choix par son engagement dans un processus global de restructuration du parti.
Enfin, des observateurs n’excluent pas que des autorités ministérielles aient rappelé la nécessité de tenir cette réunion, surtout après l’adoption par le Parlement d’un projet de loi sur les partis politiques abordant plusieurs aspects liés à l’organisation interne des partis.
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