Nation

Lancement d’une campagne électorale législative pas comme les précédentes

La campagne électorale débute dans un contexte particulier qui la distingue des précédentes échéances électorales. Elle s’étendra sur une période de trois semaines et prendra fin trois jours avant la date du scrutin

  • 17
  • 2:21 Min

La campagne électorale en vue du renouvellement des membres de l’Assemblée populaire nationale a débuté ce mardi, en prévision du scrutin prévu le 2 juillet prochain. Les candidats ont entamé la présentation de leurs programmes, de leurs idées et de leurs compétences afin de convaincre les électeurs de leur accorder leur confiance.

Près de 7 000 candidats cherchent à mobiliser plus de 24 millions d’électeurs, en les incitant d’abord à participer au processus électoral, puis à voter pour eux afin d’obtenir un siège de représentant au sein de l’institution législative. Pour ce faire, ils recourent à des meetings populaires, des campagnes de sensibilisation et diverses formes de communication, aussi bien sur le terrain que par l’intermédiaire des médias et des réseaux sociaux.

Conformément à la loi électorale, la campagne se poursuivra pendant trois semaines et prendra fin trois jours avant le scrutin, période connue sous le nom de « silence électoral ».

Cette campagne se distingue de celle organisée il y a cinq ans par le profil des candidats, marqué cette fois par une forte présence de jeunes au détriment de personnalités connues disposant d’une expérience parlementaire. Elle se différencie également par ses méthodes de communication : la promotion électorale a commencé très tôt grâce à la conception d’affiches virtuelles et de contenus politiques réalisés avec l’aide des technologies d’intelligence artificielle.

Malgré leur expérience politique souvent limitée, ces jeunes candidats affichent une forte détermination et de grandes ambitions pour accéder à un siège parlementaire.

La campagne a été précédée par une période de tension entre les partis politiques et l’Autorité nationale indépendante des élections, alimentée par les décisions de cette dernière d’exclure ou de rejeter des dizaines de candidatures en application des articles 1 et 200 de la nouvelle loi électorale. Ces dispositions ont suscité une vive polémique et un profond mécontentement au sein de la classe politique.

Cette tension s’est encore accentuée en raison des justifications avancées par l’Autorité pour motiver ses décisions de rejet, sans fournir, selon les contestataires, de faits ou d’éléments concrets. L’institution a expliqué ces mesures par la nécessité de garantir l’intégrité et la transparence du processus électoral, de « moraliser la vie politique » et d’« écarter l’argent sale de la politique ».

Plusieurs partis, y compris certains partis de la majorité, ont exprimé leurs réserves à l’égard de ces deux articles, estimant qu’ils sont « trop vagues », nécessitent une révision et ont été appliqués « de manière excessive et sans explications suffisantes ».

Cette situation a conduit à l’exclusion de centaines de candidats de la course électorale, ouvrant ainsi la voie à de nombreux nouveaux visages.

Selon les chiffres de l’Autorité indépendante des élections, le corps électoral compte 24 727 041 électeurs, dont 23 872 756 résidant en Algérie et 854 285 membres de la communauté nationale établis à l’étranger.