Nation

Près de 2.000 laboratoires d’analyses médicales en Algérie

Cinquième édition des Journées scientifiques internationales « Salam Days 2026 ».

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Le président du Syndicat algérien des laboratoires d’analyses médicales, le Dr Ali Ben Djamaa Aïche, a annoncé que l’Algérie compte près de 2 000 laboratoires d’analyses médicales, dont la moitié relève du secteur privé. Il a également souligné le rôle de ces structures dans la prise en charge du cancer de la thyroïde, dont le taux de guérison peut atteindre 90 à 95 % lorsque la maladie est détectée précocement.

S’exprimant à l’occasion de l’ouverture de la cinquième édition des Journées scientifiques internationales du syndicat, « Salam Days 2026 », organisée aujourd’hui à Alger, le représentant des propriétaires de laboratoires privés a insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre le médecin traitant et le spécialiste en biologie médicale. Il a présenté cette coordination comme un facteur essentiel pour améliorer la précision du diagnostic et la qualité de la prise en charge des patients, soulignant également l’importance de développer les capacités des laboratoires nationaux et de consolider la coopération entre les secteurs public et privé.

Organisée sous le thème « La concertation clinico-biologique au service du patient », cette rencontre scientifique vise à ancrer le dialogue entre les médecins et les spécialistes des analyses médicales, compte tenu du rôle des laboratoires dans le dépistage précoce des maladies, le suivi de leur évolution et l’évaluation de l’efficacité des traitements. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des orientations du ministre de la Santé visant à améliorer la qualité des services de santé et à renforcer la prise en charge des patients, a indiqué le même intervenant.

La cinquième édition de ces journées scientifiques a également consacré un volet au cancer de la thyroïde. Les participants ont appelé à renforcer la coordination entre les laboratoires d’analyses médicales et les médecins traitants afin de détecter précocement cette maladie et d’améliorer les chances de guérison. La rencontre a notamment enregistré la participation de représentants de l’Association nationale des médecins endocrinologues et diabétologues.

Le président du syndicat a, par ailleurs, souligné que l’investissement dans les capacités de diagnostic permettrait de réduire les coûts des traitements. En effet, un diagnostic tardif peut entraîner davantage de complications et alourdir les dépenses liées à la prise en charge, lesquelles peuvent être multipliées par dix, a-t-il expliqué, mettant ainsi en évidence l’importance des laboratoires dans l’identification des maladies et le suivi de l’état de santé des patients.

Concernant la situation des laboratoires en Algérie, Ben Djamaa Aïche a salué la coopération entre les secteurs public et privé, tout en estimant qu’elle nécessitait davantage d’organisation et de structuration afin de faciliter les échanges d’expertise et de renforcer leur complémentarité.

Il a également insisté sur la nécessité de développer les capacités des laboratoires d’analyses médicales nationaux et de limiter le recours à l’envoi d’échantillons à l’étranger, sauf dans des cas exceptionnels. Il a affirmé que l’Algérie disposait de compétences humaines qualifiées et de centres hospitaliers de référence capables de réaliser des analyses spécialisées, à condition de leur fournir les moyens matériels et les équipements nécessaires.