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Que contient la circulaire n°79 ?

Publiée par la Fédération algérienne de football le 8 juin courant.

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La Fédération algérienne de football (FAF), par l'intermédiaire de son secrétaire général, Nadir Bouzenad, a publié la circulaire n°79 datée du 8 juin 2026, relative aux dispositions réglementaires régissant la profession d'entraîneur de football pour la saison sportive 2026-2027, dans le cadre d'une nouvelle démarche visant à restructurer les postes techniques au sein des clubs et à encadrer les conditions d'exercice de l'entraînement à travers les différentes divisions et catégories.

Cette circulaire, fondée sur les conclusions de la réunion du Bureau fédéral tenue le 6 juin, établit un cadre juridique précis régissant les différentes fonctions techniques, depuis le directeur technique et sportif jusqu'aux staffs des catégories de jeunes, en passant par l'entraîneur principal, l'entraîneur adjoint, le préparateur physique et l'entraîneur des gardiens. Elle fixe également de manière détaillée les diplômes requis pour chaque poste conformément à un tableau réglementaire annexé, dans lequel les postes mis en évidence sont considérés comme obligatoires.

Enregistrement obligatoire via « FAF Connect »

La Fédération algérienne de football a imposé à tous les clubs l'enregistrement des dossiers des entraîneurs et des personnes exerçant des fonctions techniques sur la plateforme numérique « FAF Connect », à condition de joindre un diplôme d'entraîneur équivalent ou supérieur au niveau requis, ainsi qu'un contrat d'entraîneur officiel conforme au modèle adopté par la FAF.

La circulaire accorde également aux ligues le droit de refuser tout dossier ou contrat ne remplissant pas les conditions légales ou comportant des informations incomplètes. Elle précise en outre que l'exercice de toute fonction technique est subordonné à l'obtention d'une licence pour la saison 2026-2027, laquelle ne sera délivrée qu'après validation du niveau de qualification par les instances techniques compétentes.

Sur le plan opérationnel, la FAF a limité à quatre le nombre de membres du staff technique autorisés à prendre place sur le banc de touche : l'entraîneur principal, l'entraîneur adjoint, le préparateur physique et l'entraîneur des gardiens. La présence de l'entraîneur principal est rendue obligatoire, tandis que toute personne non inscrite sur la feuille de match est interdite d'accès à la zone technique sous peine de sanctions.

L'instance fédérale a également souligné que l'obtention des licences du staff technique de l'équipe première reste conditionnée par l'existence de la licence de l'entraîneur principal. Elle impose par ailleurs à tout entraîneur ayant utilisé deux licences au cours d'une même saison d'exercer dans une division inférieure après la seconde licence.

Des diplômes obligatoires selon le poste et le niveau de compétition

Le tableau de l’organigramme joint à la circulaire montre un net durcissement des conditions de qualification selon le niveau de compétition. En Ligue 1 professionnelle, l’entraîneur principal devra obligatoirement être titulaire d’une licence CAF Pro, tandis que l’entraîneur adjoint, le préparateur physique et l’entraîneur des gardiens devront disposer de certifications spécialisées équivalentes.

Le poste de directeur technique et sportif de l’équipe première exigera quant à lui une licence CAF A, une condition également requise pour le responsable de la formation au sein des clubs.

En Ligue 2 et dans les divisions amateurs, les exigences varient entre les licences CAF A, CAF B et CAF C selon le niveau concerné, avec l’obligation de disposer de staffs spécialisés dans certaines divisions. La réglementation prévoit également un encadrement spécifique pour le football féminin, le futsal et les écoles de football, conformément à un principe de progression technique adapté aux catégories d’âge et aux niveaux de compétition.

Aucun risque pour Allik, Naamoune et Arama

Selon des précisions fournies par une source de la Direction technique nationale, la nouvelle organisation mise en place par la FAF n’implique pas l’imposition de nouvelles conditions aux postes traditionnels de directeurs sportifs dans les clubs professionnels, tels qu’ils sont généralement connus. Elle vise essentiellement à réorganiser la fonction de directeur technique sportif (DTS) au sein d’une structure unifiée.

Dans ce cadre, les clubs de Ligue 1 professionnelle devront désigner un directeur technique sportif (DTS) titulaire d’une licence CAF A, chargé de superviser la politique technique et de formation du club. Il sera assisté de deux responsables au sein du dispositif de formation, notamment, un responsable des catégories de jeunes, des moins de 10 ans aux moins de 15 ans, titulaire d’une licence CAF A et un responsable des écoles de football, des moins de 9 ans aux moins de 14 ans, titulaire d’une licence CAF B.

Selon la même source, les directeurs sportifs actuellement en fonction dans plusieurs clubs de Ligue 1, tels que Saïd Allik, Djaber Naamoune et Tarek Arama, qui ne possèdent pas de licence CAF A, ne sont pas concernés par ces nouvelles exigences. Ils occupent davantage des fonctions assimilées à celles de manager général qu’à celles de directeur technique sportif.

De nouvelles contraintes pour les clubs professionnels

La circulaire ne se limite pas aux exigences de qualification. Elle introduit également de nouvelles restrictions organisationnelles, notamment la limitation à deux entraîneurs recrutés par saison pour les clubs de Ligue 1 professionnelle dans la catégorie seniors.

Une troisième licence exceptionnelle pourra être accordée moyennant le paiement de droits fixés à 1,5 million de dinars pour l’entraîneur principal et à 300 000 dinars pour les autres fonctions techniques.

La FAF a également renforcé les conditions de recrutement des entraîneurs étrangers. L’entraîneur principal ou adjoint étranger devra être titulaire d’un diplôme continental supérieur tel que CAF Pro, UEFA Pro ou AFC Pro. La même règle s’appliquera aux entraîneurs algériens détenteurs de diplômes étrangers, à l’exception des contrats en cours avant la publication de la circulaire.

Dans le cadre de cette nouvelle organisation, les clubs professionnels devront obligatoirement nommer un directeur technique sportif chargé de la formation (DTS), tout en mettant en place une structure clairement définie pour les catégories de jeunes et les écoles de football. La présence des préparateurs physiques et des entraîneurs des gardiens sera également renforcée à tous les niveaux.

Une réforme qui s’étend au football amateur et aux jeunes

La circulaire couvre également l’ensemble des divisions. Les clubs amateurs seront eux aussi limités à deux entraîneurs par saison, avec la possibilité d’obtenir une troisième licence exceptionnelle moyennant des montants variables selon la division concernée, allant de 300. 000 dinars en deuxième division amateur à 50.000 dinars dans les ligues de wilaya, le football féminin et le futsal.

La FAF a par ailleurs mis en place des mécanismes précis pour gérer les situations exceptionnelles touchant les entraîneurs principaux, telles que la maladie, la résiliation de contrat ou les sanctions disciplinaires. Une autorisation provisoire, non renouvelable et limitée à 21 jours, pourra être accordée afin de permettre à l’entraîneur adjoint ou à un autre cadre technique d’assurer temporairement la direction de l’équipe première.

L’instance fédérale a également confirmé que la licence de l’entraîneur principal sera obligatoire dès la première journée de championnat dans toutes les divisions, sans exception. Aucun délai supplémentaire ne pourra être accordé par les ligues sous peine de sanctions.

Concernant les catégories de jeunes, la circulaire autorise l’octroi de licences provisoires exceptionnelles aux entraîneurs ne disposant pas encore des diplômes requis, à condition qu’ils soient déjà inscrits à des formations de qualification et qu’ils participent aux prochains stages prévus. À défaut, la licence sera retirée et des mesures disciplinaires seront appliquées. Cette disposition est toutefois réservée exclusivement aux catégories de jeunes.

Enfin, pour le futsal, la FAF exige des diplômes d’entraîneur reconnus ou équivalents, avec la possibilité de faire valoir certaines qualifications universitaires conformément à la réglementation en vigueur..