Nation

Jijel : un autre combat, environnemental et humain

Des odeurs nauséabondes qui indisposent les riverains et des craintes quant aux conséquences écologiques

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De nombreuses zones touchées par les incendies à Jijel connaissent une propagation d’odeurs nauséabondes provenant d’animaux morts de différentes espèces, alors que les autorités poursuivent leurs efforts pour s’en débarrasser en procédant à leur enfouissement et à la désinfection des lieux où ils ont été retrouvés.

Des citoyens ont indiqué que cette situation intervient alors que de nombreux animaux, domestiques comme sauvages, notamment des sangliers et des loups, qui ont été victimes des flammes, sont toujours exposés à la décomposition dans les forêts incendiées ainsi que sur les berges des oueds et des cours d’eau. D’autres animaux ayant subi des brûlures ou des blessures continuent également de périr de temps à autre, devenant ainsi une source d’émanation d’odeurs nauséabondes et de propagation de diverses maladies et épidémies, particulièrement avec la persistance de la hausse des températures.

Les services de la commune de Ouadjana ont publié hier un avis destiné aux citoyens, les mettant en garde contre la baignade dans le lit de l’oued Djendjen, à titre préventif afin d’éviter les conséquences sanitaires. Selon l’avis signé par le président de l’Assemblée populaire communale, la baignade dans cet oued est interdite en raison de l’accumulation d’animaux morts à la suite des récents incendies. Le wali de la wilaya avait, lors de réunions tenues la semaine dernière avec les responsables des différents services concernés, insisté sur la nécessité d’accélérer l’enfouissement des animaux morts.

Épandage de céréales dans les zones incendiées pour protéger les animaux rescapés
Face à cette situation, des organismes publics et des associations œuvrant dans le domaine de l’environnement ont intensifié les opérations de recherche des carcasses d’animaux morts afin de les éliminer et de les enfouir, pour prévenir l’apparition de maladies et d’épidémies, ainsi que pour éviter toute pollution environnementale des sols ou des sources d’eau souterraine.

Parallèlement, des mesures ont été prises pour offrir un environnement adapté aux animaux et aux oiseaux ayant survécu aux flammes, afin de les protéger de la mort. La direction du parc national de Taza a ainsi indiqué qu’en coordination avec la Direction de l’environnement, elle avait installé des points d’eau et distribué des quantités de nourriture destinées aux animaux et aux oiseaux dans différents endroits des forêts de la région des Grottes merveilleuses, touchées par les incendies.

Dans le même temps, l’Association Bouazza de chasse terrestre, dans la commune de Djimla, a indiqué que ses membres avaient commencé, en coordination avec les agents des forêts de la commune, à épandre des quantités de céréales, notamment du blé et du maïs, en différents points du mont « Bouazza », dans le but de protéger la faune sauvage et d’aider les oiseaux ainsi que les différents animaux sauvages à disposer de davantage de ressources alimentaires.

La wilaya connaît également, depuis plusieurs jours, l’arrivée de camions de différents types et dimensions chargés d’aides en aliments destinés au bétail, en provenance de plusieurs wilayas, dans le cadre d’un élan de solidarité visant à sauver le cheptel restant, alors que les stocks des éleveurs sinistrés ont été endommagés et que les pâturages ont été dégradés.