Lors du premier colloque international sur la chirurgie plastique, reconstructive et le traitement des brûlures, tenu jeudi matin à la faculté de médecine de l’université « Salah Boubnider » à Constantine 3, les médecins ont présenté un ensemble de techniques médicales avancées désormais disponibles en Algérie. Cet événement marque une étape majeure dans la modernisation du système de santé national, notamment pour la prise en charge des cas complexes liés aux accidents et aux malformations.
Les spécialistes ont souligné que la maîtrise de ces technologies modernes constitue un pilier essentiel pour garantir des soins de qualité, en particulier pour les blessures graves et les brûlures nécessitant des interventions précises pour restaurer les fonctions vitales et esthétiques.
Cette avancée ouvre de nouvelles perspectives pour les patients ayant longtemps souffert des séquelles de traumatismes sévères, réduisant le besoin de se faire soigner à l’étranger et renforçant les compétences des équipes médicales locales dans la gestion des brûlures majeures.
La professeure Zahia Hazmoun, cheffe du service de chirurgie plastique et des brûlures à l’hôpital universitaire « El Hakim Ibn Badis » et coordinatrice du colloque, a rappelé que ce domaine reste jeune mais en constante évolution, nécessitant une mise à jour permanente des pratiques et technologies. Elle a insisté sur l’intégration des techniques les plus récentes pour offrir des solutions innovantes conformes aux standards internationaux, tout en allégeant la souffrance des patients.
De son côté, le professeur Bouzitouna Mahjoub, doyen de la faculté de médecine de Constantine 3, a mis en avant l’importance formatrice du colloque, réunissant des experts pour partager leurs expériences pratiques. Il a appelé les étudiants et jeunes médecins à tirer parti de ces initiatives pour approfondir leurs connaissances et perfectionner leur formation, tout en exprimant son ambition de transformer ce colloque en un rendez-vous scientifique annuel soutenant la recherche médicale en Algérie.
Enfin, le professeur Abchiche Mohamed Ramadan, chef du service de chirurgie plastique pédiatrique à l’hôpital Zéralda, a rassuré sur l’état du secteur en Algérie, précisant que, malgré un nombre significatif de cas de brûlures, les compétences nationales maîtrisent désormais les techniques modernes de traitement. Il a ajouté que le véritable défi réside dans le développement continu des compétences pour répondre à la demande croissante, un objectif partagé par les étudiants et médecins stagiaires, qui ont salué l’accès direct à des expertises et ressources scientifiques avancées, considérant ces rencontres comme un véritable tremplin vers la professionnalisation et l’excellence médicale locale.
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