Le ministre de la Poste et des Télécommunications, Sid Ali Zerrouki, a présidé aujourd’hui, mardi, dans la ville d’Assamaka, au Niger, aux côtés du ministre nigérien de la Communication et des Technologies de l’information et de la Communication, Hamani Karnié, la cérémonie officielle de mise en exploitation de la liaison dorsale transsaharienne en fibre optique, dans sa partie reliant les deux pays, en présence de l’ambassadeur d’Algérie au Niger, du gouverneur d’Agadez ainsi que de cadres des deux pays.
Selon un communiqué du ministère publié aujourd’hui, cette partie relie « In Guezzam », en Algérie, à « Arlit – Agadez », au Niger. Elle repose sur une technologie de transmission moderne qui offre, dès sa mise en service, une capacité de 100 gigabits par seconde, permettant d’assurer la circulation des données entre les deux pays dans des conditions optimales et de répondre aux besoins actuels en matière de connectivité et d’échanges numériques. L’infrastructure est également évolutive et permet d’augmenter progressivement la capacité de transmission. Le projet a été réalisé grâce aux compétences des équipes techniques d’« Algérie Télécom » et de « Niger Télécom ».
Le ministre a expliqué que le choix de la ville d’Assamaka, située à proximité d’In Guezzam, pour le lancement de cette infrastructure stratégique revêt une forte portée symbolique et une profonde signification. Le projet s’inscrit dans le cadre du Comité de liaison de la liaison dorsale transsaharienne, inspiré de la « Nouvelle initiative pour le développement de l’Afrique » (NEPAD), et regroupe six pays : l’Algérie, le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Nigeria et le Tchad.
Le ministre a rappelé, à ce propos, ce qu’avait affirmé le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dans son message adressé aux participants au sommet des pays fondateurs du NEPAD, récemment tenu en Égypte, selon lequel l’Afrique ne pourra construire son avenir qu’en s’appuyant sur ses propres capacités et en renforçant la solidarité et l’intégration entre ses pays et ses peuples. Il a notamment cité ce projet pour son importance dans le renforcement de la connectivité numérique et le soutien à l’économie numérique dans la région du Sahel.
À la fin de son intervention, le ministre a exprimé l’espoir que ce corridor technologique constitue un acquis structurel pour renforcer l’interconnexion entre les réseaux de télécommunications des pays partenaires. Il permettra ainsi de faciliter la circulation des données et des connaissances, d’élargir l’accès à l’internet haut débit, d’accompagner le processus de transformation numérique, de renforcer les échanges économiques, d’améliorer les services publics numériques et de consolider la souveraineté numérique des pays africains.
Commentaires
Participez Connectez-vous
Déconnexion
Les commentaires sont désactivés pour cet publication.