Par: Lamia Aourtilane
Le siège du Centre national de recherches en préhistoire, anthropologie et histoire a abrité, hier, une cérémonie officielle consacrée au dépôt de dossiers de candidature d’éléments du patrimoine culturel immatériel algérien, en vue de leur inscription sur les listes de UNESCO.
La cérémonie a été présidée par la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, en présence de personnalités officielles et diplomatiques. Cet événement a coïncidé avec la visite de l’épouse du Premier ministre de la Serbie en Algérie, conférant à la rencontre une dimension internationale qui reflète la place du patrimoine algérien comme outil de dialogue et de rapprochement entre les peuples.
La « Blousa » en tête des candidatures
Le dossier intitulé « l’art de la blousa et sa décoration dans le grand Ouest algérien », figure en tête des candidatures. Cette démarche vise à valoriser ce vêtement traditionnel emblématique, qui incarne la mémoire de la femme algérienne dans l’Ouest du pays, tout en reflétant des savoir-faire artisanaux transmis de génération en génération et des pratiques sociales ancrées dans l’histoire. La « blousa » demeure ainsi un symbole d’élégance et d’identité culturelle.
Dans le cadre d’une stratégie nationale de sauvegarde du patrimoine immatériel et de son rayonnement international, plusieurs autres éléments ont été proposés, notamment :
Les chants sacrés des « medahates », en hommage au patrimoine oral féminin lié à l’éloge religieux et à la préservation des valeurs spirituelles.
Les jeux traditionnels de plateau, tels que la « sig » (kharrba), la dame et le mancala, considérés comme des pratiques sociales illustrant l’intelligence populaire et l’interaction communautaire. Ce dossier constitue une candidature conjointe menée par l’Algérie avec la participation de 13 pays arabes, reflétant la profondeur des liens culturels partagés.
Par ailleurs, l’Algérie a contribué à l’élaboration d’autres dossiers arabes communs portant sur les savoirs liés à la poterie artisanale et aux systèmes d’irrigation traditionnels, témoignant de son engagement actif dans les efforts régionaux de préservation du patrimoine humain.
Cette démarche culturelle confirme l’engagement de l’Algérie à valoriser et protéger son héritage civilisationnel, tout en renforçant sa présence sur la scène internationale, faisant du patrimoine un levier de rayonnement et une source de fierté nationale pour les générations futures.
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