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Nouvelles mesures pour la prescription des médicaments et la vente des compléments alimentaires

Elles entreront prochainement en vigueur

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Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudane, a annoncé deux projets de décrets exécutifs, approuvés par le Conseil des ministres. Le premier porte sur la définition des conditions et modalités de prescription des produits pharmaceutiques, tandis que le second fixe les caractéristiques techniques des compléments alimentaires destinés à la médecine humaine et consacre leur délivrance exclusivement par le pharmacien. Ses services travaillent également à l’élaboration de la carte sanitaire nationale, ainsi qu’à son développement et sa mise à jour de manière continue.

Dans une allocution prononcée à l’occasion de la deuxième édition du Congrès international de la pharmacie, organisé aujourd’hui, le ministre de la Santé a précisé que le projet de décret exécutif définissant les conditions et modalités de prescription des produits pharmaceutiques a été approuvé par le Conseil des ministres et se trouve actuellement au stade de finalisation des procédures en vue de sa publication au Journal officiel. Il permettra d’instaurer un cadre plus clair pour encadrer la prescription et la délivrance des médicaments et rationaliser leur utilisation.

Le ministre a indiqué que ses services, en coordination avec les secteurs et organismes concernés, ont élaboré un projet de décret exécutif fixant les caractéristiques techniques des compléments alimentaires destinés à la médecine humaine. Celui-ci a été approuvé par le Conseil des ministres et est actuellement en cours de publication au Journal officiel. Il consacre la délivrance de ces produits exclusivement par le pharmacien, afin d’orienter le consommateur vers un usage approprié, de renforcer leur sécurité et leur qualité et de réduire les risques liés à leur utilisation anarchique ou excessive.

Il s’agit également d’une étape vers la mise en place d’un cadre national moderne pour l’encadrement des compléments alimentaires, en adéquation avec les références et normes internationales et visant à renforcer la protection du consommateur.

Dans le domaine de la planification sanitaire, Aït Messaoudane a annoncé que le ministère de la Santé œuvrera à mettre en place la carte sanitaire nationale, à la développer et à veiller à sa mise à jour permanente, afin d’adapter l’offre de soins aux besoins réels de la population, de rapprocher les services de santé du citoyen et de renforcer l’équité territoriale dans leur répartition.

Cette carte, a-t-il expliqué, intégrera les différentes composantes du secteur de la santé, notamment le réseau des pharmacies et les laboratoires d’analyses médicales, considérés comme des structures essentielles des services de santé de proximité. Elle constituera également un outil permettant d’orienter la répartition équitable et équilibrée des capacités sanitaires nationales, en équipements médicaux et en ressources humaines, en fonction des besoins réels de chaque région, contribuant ainsi à garantir la qualité des soins et l’équité d’accès aux services de santé sur l’ensemble du territoire national.