Nation

Ouverture du premier Centre des technologies et de l’innovation

Concrétisant l’idée du professeur Elias Zerhouni

  • 14
  • 3:02 Min

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé aujourd’hui la cérémonie d’inauguration du premier Centre des technologies et de l’innovation dans les systèmes d’enseignement virtuel, au pôle scientifique et technologique Chahid Abdelhafid Ihaddaden, à Sidi Abdellah, à Alger.

Dans son allocution, prononcée en présence du conseiller du président de la République chargé de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle, Nasreddine Ben Tifour, ainsi que des professeurs Elias Zerhouni et Mustapha Khiati, à l’origine du projet, le ministre a qualifié ce centre d’étape stratégique vers la modernisation du système éducatif.

Il a exprimé sa reconnaissance pour cette nouvelle structure scientifique, la décrivant comme la « première pierre » susceptible de permettre à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique de suivre la révolution de l’intelligence artificielle et d’améliorer la qualité des formations et de la recherche académique en Algérie.

Le ministre a ajouté que ce centre constituera un pilier essentiel pour soutenir et développer les méthodes d’enseignement et pour mettre les technologies modernes au service de l’amélioration de l’efficacité et du niveau de l’université algérienne. Il a précisé que le centre repose à la fois sur des infrastructures et sur un capital humain qualifié. Selon lui, la réalisation de ses objectifs ambitieux nécessite plusieurs moyens fondamentaux, notamment une infrastructure numérique avancée capable d’intégrer les nouvelles technologies, des plateformes d’enseignement virtuel complètes, des compétences humaines aptes à conduire l’innovation, ainsi que des cadres réglementaires et éthiques permettant de réguler et de gouverner l’usage de l’intelligence artificielle dans le milieu universitaire.

Dans ce contexte, le ministre a affirmé que l’Algérie avance résolument vers une numérisation globale et l’adoption des technologies modernes. Il a souligné que cette orientation vise avant tout à préparer les métiers de demain. « Nous devons être au cœur de cette transformation rapide et non rester en marge face aux mutations accélérées que connaît le monde dans le domaine des technologies de l’information », a-t-il déclaré.

Le ministre a également salué la rapidité avec laquelle l’idée du centre, proposée par le professeur Elias Zerhouni en collaboration avec le professeur Mustapha Khiati, a été concrétisée. Il a mis en avant le rôle des compétences nationales établies à l’étranger et leur contribution continue au progrès du pays afin que l’Algérie demeure à l’avant-garde du développement scientifique.

De son côté, le professeur Elias Zerhouni, initiateur du projet, a indiqué qu’il avait proposé cette idée sans imaginer qu’elle serait réalisée aussi rapidement. Selon lui, cette célérité est essentielle car le monde évolue à un rythme extrêmement rapide. Il a estimé que la révolution de l’intelligence artificielle n’est pas une simple révolution mais un véritable « tsunami ». À ses yeux, le meilleur moyen pour l’Algérie de ne pas manquer cette vague est de miser sur l’éducation.

Il a souligné la nécessité de développer les technologies au sein de ce centre et de les diffuser rapidement à travers tout le territoire national. Sans cela, il serait très difficile de comprendre les systèmes et de les adapter aux besoins spécifiques. Il a ajouté que ce projet n’aurait pu voir le jour sans le soutien du président de la République et du ministre de l’Enseignement supérieur.

Pour sa part, le professeur Mustapha Khiati, partenaire du projet, a affirmé que le président de la République avait joué un rôle important grâce à sa volonté de maîtriser les technologies les plus récentes afin de relever les défis mondiaux dans ce domaine. Il a également salué l’engagement du ministre de l’Enseignement supérieur dans la concrétisation du projet sur le terrain. Selon lui, l’intelligence artificielle constitue une révolution sans précédent qu’il est impératif d’accompagner et de développer.