Sports

La CAF de nouveau sur la sellette

Nouveaux détails concernant l’affaire du club Al-Hilal soudanais contre Renaissance de Berkane marocain.

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Al-Hilal soudanais a publié aujourd’hui un communiqué très ferme, dans lequel il dénonce des irrégularités juridiques ayant entaché la gestion par la Confédération africaine de football (CAF) du dossier du club marocain Renaissance de Berkane, accusant l’instance continentale de prendre des décisions suscitant des doutes quant à l’intégrité de l’application des règlements antidopage en Afrique.

Le club a précisé dans son communiqué, ce lundi, que « la réponse envoyée par le club Renaissance de Berkane à la commission de discipline de la CAF a révélé que la levée de la suspension provisoire, le 14 mars 2026, a été faite à la demande du club marocain, via un courriel reçu à 23h20 la veille même de l’imposition de la suspension ».

Al-Hilal a souligné que la CAF avait accepté cette demande en seulement trois jours, « sans fournir de raisons ni tenir d’audience, et sans respecter aucune des conditions prévues aux articles 35 et 36 du règlement antidopage de la FIFA de 2021, et sans consulter ni notifier aucune autre partie ».

Le club a considéré que « lever une suspension provisoire en seulement deux jours dans un cas de violation avérée de l’usage de substances dopantes, sans audience, constitue un précédent inédit et suscite de vives inquiétudes quant à l’avenir de l’application des règles antidopage dans le football africain ».

Al-Hilal a également noté que « la correspondance récente de la CAF ne mentionnait pas la démission de la personne ayant signé la décision de lever la suspension provisoire, décision qui constitue la base du différend actuel », affirmant qu’il « s’attendait à ce que cette personne se retire automatiquement ou qu’un autre responsable soit désigné pour présider l’affaire ». Le club a ajouté que « l’absence de cette mesure le conduira à soulever officiellement la question d’un conflit d’intérêts avant l’audience ».

L’audience sur ce dossier est prévue le 9 avril 2026, soit seulement deux jours avant le match de demi-finale de la Ligue des champions d’Afrique, où Al-Hilal prévoit de présenter tous ces faits, réaffirmant son engagement à défendre ses droits et à préserver l’intégrité du football africain.

Al-Hilal avait précédemment déposé une plainte officielle auprès de la CAF pour protester contre la participation du capitaine de Renaissance de Berkane, Hamza Moussaoui, au match des quarts de finale de la Ligue des champions d’Afrique, malgré la confirmation qu’il avait consommé une substance dopante inscrite sur la liste des substances interdites par l’Agence mondiale antidopage (AMA).

Cet incident s’ajoute à une série de scandales ayant accompagné la CAF ces dernières années, parmi lesquels l’affaire du maillot de Renaissance de Berkane lors de la demi-finale de la Coupe de la CAF contre l’USM Alger, et la controverse sur la privation du Sénégal de son titre continental malgré sa victoire légitime en finale.