Par T.Zakaria
La wilaya de Tizi Ouzou a fait ses adieux, ce dimanche, à l’érudit cheikh Si El Hadj Mohand Taïeb, l’un des plus grands savants d’Algérie et traducteur des sens du Saint Coran en Tamazight. Il a été inhumé au cimetière de M'Douha à l’issue d’un imposant cortège funèbre auquel ont pris part les membres de sa famille, ses disciples, ses proches ainsi qu’une foule nombreuse de citoyens.
Les funérailles ont également été marquées par la présence de Mohamed Maamoun Al Kacimi Al Hassani, recteur de la Grande Mosquée d’Alger, de l’inspecteur central au ministère des Affaires religieuses et des Wakfs, Aïssa Bouaïcha, de membres de l’Association des Oulémas Musulmans Algériens, du wali de Tizi-Ouzou et des autorités locales, ainsi que de nombreux imams, cheikhs, étudiants en sciences religieuses et représentants de diverses institutions.
Les participants ont unanimement salué la haute stature scientifique et spirituelle du défunt, mettant en avant sa contribution remarquable au service du Saint Coran, à la diffusion du savoir religieux, ainsi qu’à la promotion des valeurs de modération, de juste milieu et de préservation des constantes de l’identité nationale.
La disparition du cheikh a suscité une vive émotion dans les milieux religieux, scientifiques et culturels, en raison de la place qu’il occupait parmi les grandes figures du savoir et de la prédication en Algérie, ainsi que de ses importantes contributions à l’enseignement et à la transmission des connaissances.
Dans ce contexte, le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi, a pris contact avec la famille du défunt depuis les Lieux Saints pour lui présenter ses sincères condoléances et exprimer sa profonde compassion. Il a également rendu hommage au parcours du cheikh disparu et aux précieux services qu’il a rendus au Saint Coran et aux sciences islamiques.
Le cheikh Si El Hadj Mohand Taïeb est considéré comme l’une des figures scientifiques majeures ayant consacré leur vie au service de la religion et du savoir. Il est notamment connu pour sa traduction de référence des sens du Saint Coran en tamazight, adoptée par Complexe du Roi Fahd pour l’impression du Saint Coran, devenant ainsi une référence importante pour les locuteurs amazighophones en Algérie et à l’étranger.
Avec la disparition du cheikh Si El Hadj Mohand Taïeb, l’Algérie perd une grande figure du savoir dont l’héritage scientifique continuera de témoigner d’un parcours exceptionnel marqué par le dévouement, la transmission du savoir et le service du Livre sacré.
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