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Rahabi explique la faible participation aux élections législatives

Dans une publication sur sa page officielle Facebook, l'ancien ministre Abdelaziz Rahabi analyse les raisons du faible taux de participation au scrutin

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L'ancien ministre et ambassadeur Abdelaziz Rahabi a mis en garde contre une lecture réductrice du phénomène de l'abstention électorale, limitée aux seuls chiffres et statistiques, en commentant le faible taux de participation aux élections législatives organisées à la fin de la semaine dernière.

Dans son analyse, il estime qu'il s'agit avant tout d'un « recul de l'un des principaux instruments de mobilisation sociale et politique sur lesquels les États s'appuient pour renforcer leur cohésion interne et faire face aux défis extérieurs ».

Selon lui, la poursuite de la baisse de la participation aux élections législatives appelle à « une évaluation et une révision globales ». Il souligne que le taux enregistré pourrait être le plus faible depuis l'indépendance et qu'il constitue un indicateur qui mérite une attention particulière.

Pour Abdelaziz Rahabi, ce faible niveau de participation traduit avant tout « l'incapacité à enrayer l'érosion de la confiance des citoyens envers les institutions chargées de les représenter, de défendre leurs intérêts et de contrôler l'action du gouvernement ».

À ses yeux, ce chiffre reflète également « une crise de confiance qui s'est accumulée au fil des décennies » et qui s'est traduite par une baisse continue de la participation aux différents scrutins.

Poursuivant son analyse, l'ancien ministre souligne qu'il ne faut pas réduire les partis politiques à leur seule fonction électorale. Ils doivent, selon lui, être considérés comme des acteurs institutionnels essentiels de la mobilisation de la société, aux côtés des syndicats et de la presse, en tant qu'espaces d'expression et de formation de la conscience politique.

L'Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) a annoncé que le taux de participation aux élections législatives s'est établi à 20,79 % sur le territoire national et à 10,67 % à l'étranger. Sur un corps électoral de près de 24 millions d'électeurs, seuls 4 962 433 ont voté en Algérie et 91 150 parmi les membres de la communauté nationale établie à l'étranger.

Ces élections législatives se sont également distinguées des précédentes par la manière dont les dossiers de candidature ont été examinés et par la gestion du scrutin par l'ANIE. L'Autorité a rejeté près de 3 000 candidatures sur un total d'environ 7 000, invoquant des dispositions légales relatives aux liens entre l'argent et la politique ainsi qu'à la moralisation de la vie politique, une démarche présentée comme inédite dans l'histoire des élections législatives en Algérie.