Il semble que la série de manœuvres visant l’Espagne ne fait que commencer. Tout a bien entendu commencé avec la crise migratoire qu’a connue la ville espagnole de Ceuta, orchestrée par des parties extérieures, en premier lieu l’entité sioniste, et dont l’exécutant n’était autre que l’entité fonctionnelle marocaine, selon l’évaluation de certains milieux du renseignement ainsi que de médias internationaux de renom.
Même si le régime du Makhzen avait des calculs étroits visant à atteindre ses objectifs au mépris du droit international, dans la question du Sahara occidental — ce que nous avions évoqué dans un précédent article intitulé « En prévision des négociations avec Madrid et Bruxelles : la crise migratoire, une manœuvre sordide du régime du Makhzen pour s’emparer des eaux territoriales sahraouies » —, cette série de manœuvres connaît aujourd’hui un nouvel épisode. Son protagoniste n’est autre que l’entité fonctionnelle émiratie qui, selon certaines sources, aurait retiré sa société « Masdar » du projet « Vallée de l’Andalousie » pour l’hydrogène vert, l’un des projets dans le domaine des énergies propres dans le sud de l’Europe. Une décision qui a suscité de nombreuses interrogations, notamment sur les raisons de cette démarche à ce moment précis.
Dans ce contexte, certains observateurs estiment que la décision des Émirats de se retirer de ce projet aurait été prise sur instruction de l’entité sioniste. La société émiratie « Masdar » avait intégré le projet, dirigé par la société espagnole « Moeve », en prenant une participation dans sa première phase, qui prévoit le développement de capacités de production d’hydrogène vert, avec des investissements considérables dépassant un milliard d’euros, avant l’ouverture de négociations sur la possibilité de transférer sa participation à des entités espagnoles et françaises.
Cette décision intervient après l’échec d’une autre opération majeure impliquant la société émiratie « TAQA » et sa filiale marocaine, dans ce qui est connu comme l’affaire de la relance du processus d’acquisition d’actifs au sein de la société énergétique espagnole « Naturgy ».
Avec le retrait de « Masdar » du projet « Vallée de l’Andalousie » et l’enlisement de l’opération « TAQA-Naturgy », ces évolutions soulèvent des interrogations quant à savoir si ces cas ne sont que des décisions d’investissement distinctes ou s’ils reflètent l’ampleur de la conspiration désormais menée par l’entité sioniste et ses pions au Maroc et aux Émirats contre l’Espagne, ainsi que contre tous ceux qui rejettent les plans sionistes.
Il convient de rappeler que l’intérêt de la société émiratie « TAQA » pour « Naturgy » avait un objectif éminemment politique avant d’être commercial : saboter les relations algéro-espagnoles. Cette tentative désespérée s’est toutefois soldée par un échec, seulement deux mois après que TAQA a tenté de relancer son intérêt pour Naturgy, à la suite de l’opposition de l’Algérie. Il n’est désormais plus un secret pour personne que les Émirats arabes unis jouent des rôles malveillants et hostiles. Les Algériens, ainsi que tous les hommes et femmes libres de ce monde, sont convaincus que les relations stratégiques entre les Émirats, l’entité sioniste et le « pion » marocain constituent un facteur de blocage et de déstabilisation partout où ils sont présents.
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