Sports

Ouverture du procès d’anciens responsables de la FAF

Après cinq reports successifs

  • 16
  • 1:52 Min

Le procès des anciens responsables de la Fédération algérienne de football (FAF) s’est ouvert ce mardi devant le pôle pénal national économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, aux alentours de 10 heures, en présence des accusés, après cinq reports successifs pour diverses raisons.

La présidente du tribunal a entamé l’audience par la présentation des accusés et la lecture de l’acte d’accusation. L’absence de la partie civile, représentée par l’actuelle Fédération algérienne de football, a été constatée.

La liste des personnes poursuivies dans cette affaire comprend trois anciens présidents de la FAF : Kheireddine Zetchi, Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef. Sont également concernés les deux anciens secrétaires généraux, Mohamed Saâd et Mounir Debichi, ainsi que l’ancien directeur de l’administration et des finances, Abdelghani Nekkach. Plusieurs autres anciens dirigeants et employés sont également poursuivis. Ils avaient précédemment bénéficié d’une remise en liberté sous contrôle judiciaire, parmi lesquels l’ancien manager de l’équipe nationale, Amine Labdi, l’ancien directeur général, Abdemoumène Berraf, ainsi que l’ancien membre du bureau fédéral, Amar Bahloul.

Au début de l’audience, le changement physique important de l’ancien président de la FAF et président-directeur général du groupe Madar, Charaf-Eddine Amara, a particulièrement retenu l’attention. Celui-ci a perdu beaucoup de poids par rapport à son apparence précédente. Les autres accusés semblaient, quant à eux, être dans un meilleur état et afficher un moral élevé, à l’exception, dans une moindre mesure, de l’ancien directeur de l’administration, Abdelghani Nekkach.

Kheireddine Zetchi avait été placé en détention provisoire le 27 novembre 2024 dans le cadre de l’enquête sur cette affaire, pour des faits présumés de mauvaise gestion et d’abus d’influence. Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef avaient, pour leur part, été soumis à un contrôle judiciaire dans le même dossier, avant d’être placés ultérieurement en détention provisoire dans deux affaires distinctes. La première concerne la période durant laquelle Amara dirigeait le groupe Madar, tandis que la seconde porte sur la gestion, par Zefizef, du groupe public de réfrigération et de logistique Agrolog/Frigomédit.

Le 9 octobre 2024, Mohamed Saâd, Mounir Debichi et Abdelghani Nekkach avaient également été placés en détention provisoire après leur comparution devant le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed.

L’audience a été suspendue aux alentours de midi et devait reprendre dans l’après-midi.