Le 12 février 2010 nous quittait Amer Mohieddine, l’homme calme et posé, ancien directeur général du journal El Khabar. Seize ans plus tard, la douleur demeure intacte et les souvenirs ressurgissent comme si le temps n’avait rien effacé. Il laissait derrière lui des cœurs fidèles à sa mémoire et un édifice médiatique dont il fut l’un des piliers fondateurs.
Décédé à l’âge de 59 ans, Ameur Mahieddine n’était pas seulement un directeur général, mais un père spirituel et humain pour tous ceux qui ont travaillé à ses côtés. « C’était un homme noble, ferme dans ses décisions, mais profondément humain », témoignent aujourd’hui ses compagnons, évoquant la noblesse de son caractère et la bonté de son cœur. À El Khabar, qu’il considérait comme un membre de sa propre famille, il a servi avec loyauté et dévouement, traversant les périodes les plus difficiles qu’a connues le journal, gardant toujours à l’esprit l’intérêt de l'entreprise. Grâce à ses efforts et à ceux des pionniers de la presse indépendante qui l’ont accompagné, le quotidien est devenu l’un des noms les plus prestigieux du paysage médiatique en Algérie et au Maghreb.
Ameur appartenait à la génération d’or de la presse algérienne indépendante, une génération convaincue que le journalisme est une mission et que le droit à une information intègre est un droit sacré du citoyen. Il a débuté au sein du quotidien El Massa, où il a gravi les échelons, de chef de la rubrique politique à chef de service, puis à l’Inspection générale, jusqu’au poste de président-directeur général. Mais son parcours ne fut pas sans embûches. Avec ses compagnons Omar Ourtilane, Zaïdi Sekia, Othmane Snadjki et Chérif Rezgui, il s’est lancé dans l’aventure de créer un journal indépendant qui porterait la voix des citoyens. Ainsi est né El Khabar, un rêve devenu réalité.
Ameur nous a quitté, tout comme Chérif, Omar, Othmane et d’autres encore, mais leur mémoire demeure vivante dans chaque mot écrit et dans chaque numéro publié. Le corps s’est éteint, mais les valeurs qu’il a semées restent un phare pour tout journaliste convaincu que professionnalisme et éthique sont indissociables. En ce 16ᵉ anniversaire, nous nous souvenons de cet homme calme, de la bonté de son cœur, de son sourire discret et de sa détermination à faire de El Khabar une lumière médiatique qui ne s’éteint jamais.
Que Dieu accorde Sa miséricorde à Amer Mohieddine et l’accueille en Son vaste paradis.
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