Les forces gouvernementales maliennes, appuyées par des éléments du Corps africain russe, sont parvenues à repousser l'avancée des combattants du Front de libération de l'Azawad (FLA), au terme d'une semaine entière de combats intenses et ininterrompus, au cours desquels un hélicoptère militaire et un drone de l'armée malienne ont été abattus.
Le Front de libération de l'Azawad a reconnu son échec à atteindre son objectif de prendre le contrôle de la ville d'Anéfis, située sur l'axe menant à Tombouctou, une ville stratégique et déterminante dans l'évolution du conflit.
Toutefois, selon le porte-parole du mouvement, Mohamed El-Mouloud Ramadan, cet échec « n'efface pas les acquis obtenus sur le terrain ». Dans une publication diffusée ce vendredi sur les réseaux sociaux, il a affirmé que les opérations militaires menées par les combattants du mouvement « ont contraint l'ennemi à payer un lourd tribut et ont considérablement épuisé ses capacités humaines et logistiques ».
Le responsable a ajouté que « nos combattants ont démontré leur capacité à résister et à prendre l'initiative. Ils ont infligé de lourdes pertes aux forces russes, à l'armée malienne et aux milices, tant en vies humaines qu'en matériel, tout en conservant l'initiative sur le terrain ».
Le porte-parole a également assuré que « la bataille n'est pas terminée », estimant que les affrontements actuels ne constituent qu'une étape dans le déroulement des opérations et que « ce sont les résultats de la guerre, et non ceux d'une seule bataille, qui seront déterminants ».
Les combats ont repris il y a environ une semaine après une période d'accalmie relative qui avait suivi les affrontements survenus il y a trois mois, au cours desquels les combattants de l'Azawad avaient réussi à prendre le contrôle de la ville de Kidal, bastion historique où la population azawadie est largement majoritaire.
Les combattants de l'Azawad ont également mené plusieurs attaques simultanées dans différentes régions du pays, en coordination avec le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. Selon le texte source, ces opérations auraient entraîné la mort du ministre malien de la Défense. Elles constitueraient la première opération conjointe entre les deux composantes et ont suscité de nombreuses interrogations sur les motivations et les conséquences de ce rapprochement.
Le secrétaire général du Front de libération de l'Azawad, Bilal Ag Cherif, s'était auparavant exprimé sur la question d'une éventuelle alliance avec le JNIM. Il avait expliqué que ce groupe compte un grand nombre de membres originaires de l'Azawad, « qui partagent le même sort que ce peuple », tout en précisant que le principal point de divergence réside dans « son projet expansionniste ».
Le dirigeant a néanmoins nié l'existence d'une alliance formelle avec ce groupe, affirmant que « nous évoluons simplement dans la même région et faisons face au même ennemi ».
Il a enfin estimé que la situation actuelle n'est plus régie par aucune référence claire, accusant le pouvoir en place à Bamako d'avoir « rompu tous ses engagements envers le Nord », d'avoir lancé « une vaste campagne de purification sans limites » et d'avoir « pourchassé et tué des civils fuyant les combats aux frontières avec l'Algérie et la Mauritanie ».
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