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« Des parties cherchent à détruire les relations algéro-tunisiennes »

Déclarations du président du Mouvement du Peuple tunisien, Zouhair Maghzaoui.

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Le président du Mouvement du Peuple (courant nationaliste), Zouhair Maghzaoui, a affirmé que certaines parties en Tunisie cherchent à nuire aux relations algéro-tunisiennes. Il a déclaré à une radio locale : « Lorsque nous voyons toute cette polémique autour de l’accord militaire avec l’Algérie et du rapprochement algéro-tunisien, nous ne pouvons l’interpréter que comme une tentative menée par des forces qui œuvrent à démolir les relations entre l’Algérie et la Tunisie. Ce courant existe et a toujours cherché à porter atteinte à l’Algérie. »

Maghzaoui a souligné que « le fait de parler d’une fabrication d’un document prétendument divulgué sur une chaîne affiliée à l’islam politique (Al Zitouna) visait à donner à cette affaire une dimension susceptible de nuire aux relations entre les deux pays et les deux peuples ». Il a mis en garde contre la dangerosité de ce jeu politique, affirmant : « Notre différend avec le régime ne doit pas nous entraîner à confondre des questions stratégiques. Les élites tunisiennes doivent apprendre que lorsque nous divergeons sur des questions internes, nous ne devons pas jeter des pierres sur nos voisins. »

Le président du Mouvement du Peuple a accusé ce qu’il a qualifié de « forces de l’islam politique qui ont un problème avec l’Algérie et estiment que l’Algérie soutient le président Kaïs Saïed », ajoutant que « ceux qui œuvrent à la destruction des relations entre l’Algérie et la Tunisie sont liés à des agendas extérieurs et directement liés à la France ». Il a précisé qu’« il existe un courant qui, depuis les années 1950, affirme que Marseille est plus proche de nous que Le Caire », c’est-à-dire un courant pro-occidental qui cherche à isoler la Tunisie de son environnement et de son voisinage naturel.

Selon Zouhair Maghzaoui, ancien candidat à la dernière élection présidentielle en Tunisie, ces tentatives sont vouées à l’échec. Il a déclaré :

« Les habitants des régions frontalières ont dépassé les élites tunisiennes. Celui qui veut connaître la profondeur des relations entre les deux pays et les deux peuples n’a qu’à se rendre aux frontières », soulignant le soutien dont bénéficient les populations de ces régions ainsi que les importants avantages sociaux qu’elles tirent du voisinage avec l’Algérie.